samedi 23 février 2019

Newsletter de SYNERGIES EUROPEENNES - 23 février 2019


Newsletter de SYNERGIES EUROPEENNES - 23 février 2019
 
 

Le Figaro. - S’il reste aujourd’hui des agriculteurs et des éleveurs, peut-on dire que le « monde paysan », qui a tenu tant de place dans l’imaginaire français, est en voie de disparition ? Jocelyne Porcher. - Depuis plusieurs décennies, les politiques agricoles ont construit une agriculture à deux vitesses : de la production de masse de basse qualité pour la majorité des consommateurs, de la production de qualité pour une minorité. En ce qui concerne les produits animaux, ce sont les systèmes industriels et intensifiés qui fournissent la production de masse et, d’autre part, des paysans qui fournissent la
Pendant plusieurs siècles, la Chine avait le monopole de la soie. Elle était exportée le long de la Route de la soie jusqu’en Perse et, de là, en Europe. La production de soie était très rentable. L’exportation des vers à soie et des méthodes de production était interdite. Au milieu du VI siècle, deux moines se rendirent d’Europe en Chine et découvrirent comment la soie était produite. Ils en ont rendu compte à l’empereur byzantin Justitian I qui les a incités à acquérir secrètement des vers à soie et à les faire passer en contrebande chez eux. Les moines ont réussi

En 2016, Sylvain Tesson racontait ses chemins noirs, sa traversée d’une France des campagnes et des oubliés de la géographie – qu’ils soient sentiers cachés, bourgs esseulés ou paysages réservés aux initiés. À l’occasion de la sortie en livre de poche de ce récit intitulé Sur les chemins noirs, les éditions Folio ont interrogé l’auteur sur la place occupée par l’écriture dans sa vie. Extraits : Folio : Expérimenter la vie d’ermite dans le récit Dans les forêts de Sibérie, saluer la Grande Armée dans Berezina, traverser l’hyper-ruralité dans Sur les chemins noirs : chacun de vos livres rend compte d’un voyage et

Pour éviter toute repentance inutile et afin de faire face aux multiples problèmes que soulève l’immigration, il convient de revenir à la mémoire de nos premiers contacts avec l’islam qui se déroulèrent précisément dans le Midi. 715 : Après avoir opéré la conquête de l’Espagne, à l’exception des monts Cantabriques d’où partira la Reconquista, les Arabo-Berbères franchissent les Pyrénées orientales et prennent en 719 Narbonne dont ils feront leur place-forte pour une quarantaine d’années. Leur offensive contre Toulouse échoue en 721, ce qui ne les empêche pas de prendre Carcassonne. En 732 une deuxième invasion par l’ouest des Pyrénées aboutit


Le début du processus de ratification par voie parlementaire du traité de Lisbonne a commencé ces 15 et 16 septembre à l'Assemblée nationale. Ne doutons pas que les groupes souverainistes de droite et de gauche vont chercher, ils en ont déjà commencé la démarche, à développer une agitation sur le thème du recours référendaire croyant possible de renouveler le rejet de 2005 si largement occasionné par l'impopularité et les maladresses de Chirac. Indépendamment de toute évaluation du rapport de force entre cette campagne et le pouvoir d'État, – lequel ne saurait se soustraire aux obligations européennes qu'il a souscrites, et


Né le 13 août 1924 dans le pays des Sudètes, plus précisément à Schattau en Moravie méridionale, le professeur Hellmut Diwald a quitté la vie le 26 mai 1993. Fils d'ingénieur, il s'était d'abord destiné à suivre les traces de son père: il suit les cours de l'école polytechnique de Nuremberg et y décroche son premier diplôme. Mais c'est à l'université d'Erlangen qu'il trouvera sa véritable vocation: l'histoire, l'événémentielle et celle des religions et des idées. De 1965 à l'année de sa retraite, il a enseigné l'histoire médiévale et moderne dans l'université qui lui avait donné sa vocation. Auparavant, il


Le Monde, grandeur et décadence d’un journal au-dessus de tout soupçon Les différents conflits sanglants qui ont éclos lors de cet interminable « printemps » arabe ont été accompagnés de propagande et de mensonges éhontés [1]. Comme pour toutes les guerres, bien sûr. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, plus un pays se targue d’être démocratique, plus la propagande est flagrante et les ficelles un peu trop grosses. Il n’y a qu’à se remémorer les « dangereuses » fioles de Colin Powell ou les « chaudes » larmes de la fille de l'ambassadeur koweïtien à Washington. Il y a


DÉMOGRAPHIE ET CIVILISATION • Gérard DUSSOUY * • Ex: http://metamag.fr De temps à autre, il faut aller au fond des choses, il faut réfléchir et aller au-delà du vernis médiatique quotidien, boursoufflé par l’émotionnel et l’ethnocentrique. Et les événements peuvent, paradoxalement, y obliger quand ils mettent en exergue un enjeu civilisationnel (en l’occurrence la liberté d’expression, aussi vulgairement instrumentalisée et dévoyée soit-elle, et la tolérance) et que l’on sait que celui-ci a un rapport direct avec la démographie, c'est-à-dire avec le substrat humain qui l’a toujours porté et fait vivre. Or, ce rapport est en cause parce que les populations


Séminaire de «Synergon-Deutschland», Nordhessen, 31 octobre 1998 Le 11 novembre 1918, à onze heures, le vieux continent bascule dans le XXième siècle. L'Europe, qui dépose enfin les armes au soir de quatre années de lutte fratricide, peut contempler horrifiée les derniers vestiges de sa grandeur déchue. Élevés dans le culte positiviste du demi-dieu Progrès, fils de la déesse Raison, dix millions d'hommes, de frères, sont venus expirer sur les rivages boueux, semés de ferraille, tendus de barbelés, de la modernité. Nouveau Baal-Moloch d'une nouvelle guerre punique. Le premier, le poète Paul Valéry baisse les yeux devant tant de gâchis, et

La guerre postmoderne: entretien avec Claudio Risé Depuis 1945, toutes les guerres se déclenchent dans le monde à partir d'un refus des Etats nationaux vecteurs de la modernité. Claudio Risé, psychanalyste jungien et professeur de polémologie, collabore à plusieurs publications. Ses travaux les plus récents concernent la psychologie de l'agressivité (Il maschio selvatico. Come ritrovare l'istinto rimosso dalle buone maniere, Red Edizioni); en règle générale, le Prof. Risé aborde la thématique du ³virilisme² (Parsifal, Red Edizioni; Maschio amante felice, Frassinelli). Son dernier travail affronte un thème bien différent: la guerre postmoderne (La guerra postmoderna. Elementi di polemologia; Editrice Tecnoscuola, Gorizia,

L’un des derniers numéros du journal satirique bruxellois “Père Ubu/Pan” (11 août 2011) comprenait un encart fort intéressant: quatre pages consacrées à Paul Jamin (1911-1995), qui fut, pendant de longues décennies, le principal caricaturiste de “Pan” d’abord, de “Père Ubu” ensuite. Aujourd’hui les deux feuilles ont fusionné pour devenir “Ubu/Pan”, le seul hebdomadaire satirique de droite en Belgique francophone (et les critiques acerbes de cette feuille disent qu’elle est “islamophobe”). Paul Jamin a été indubitablement l’un des meilleurs caricaturiste dans la Belgique d’après guerre. C’est parce qu’on célèbre le centième anniversaire de sa naissance qu’“Ubu/Pan” a voulu attirer l’attention de

Le 10 septembre 1993, Julien Freund nous a quitté silencieusement. En Europe, il était l'un des plus éminents philosophe de la politique, une référence obligée pour tous ceux qui voulaient penser celle-ci en dehors des sentiers battus. La presse n'en a pas fait écho. Né à Henridorff, en Alsace-Lorraine, en 1921, il s'engage dans les rangs de la résistance au cours de la seconde guerre mondiale. Dans l'immédiat après-guerre, il enseigne d'abord la philosophie à Metz, puis devient président de la faculté des sciences sociales de l'université de Strasbourg, dont il assurera le développement. Inspiré initialement pas la pensée de

En ce début 2014, la France s’apprête à célébrer le centenaire du plus grand attentat-suicide de son histoire, de l’immense, de la monstrueuse, de l’imbécile tuerie de masse qui marqua le début de son déclin et la fin de l’hégémonie européenne sur le monde. De pieux discours, des cérémonies devant les monuments aux morts, des défilés, des reconstitutions, des livres et des films commémoreront le sacrifice de notre jeunesse, l’héroïsme de nos poilus, la gloire de nos grands-pères, et l’on rendra l’hommage rituel, sinon aux « grands chefs » de nos armées qui n’ont plus tellement la cote, du moins aux deux


Hexis, hubris et sophrosunè Disposition, démesure et art de la mesure à propos de la « guerre civile » Il n’est jamais judicieux de faire de la surenchère ou de se laisser aller au superlatif, à l’inflation verbale, surtout lorsque l’on veut décrire une situation sociale et proposer une ou des solutions viables. S’il peut être en effet aisé de prendre ce travers lorsque l’on veut donner à son propos un maximum d’impact, il n’est jamais bon de travestir la réalité des faits tant une analyse fausse ne donnera jamais que des résultats faux. Viendra tôt ou tard un moment où l’erreur

Il est toujours dangereux d’enterrer les gens ; ils ressuscitent à l’improviste et on ne sait plus où les mettre. Depuis Féerie pour une autre fois, on posait en fait que le grand Céline, celui du Voyage au bout de la nuit, était mort. Erreur complète ! Le prétendu défunt détrompe son monde en poussant un nouvel éclat de rire dont les échos ont même réveillé les critiques parisiens, dans leur fauteuil à roulettes. Et ces messieurs en oublient que – par convention tacite, conclue en 1944 – « Céline, ce n’est rien », « un personnage très surfait », grossier comme un chauffeur de car,


Toute sa vie, Denis de Rougemont (1906 – 1985) œuvra en faveur de l’unité européenne. Ce n’est guère étonnant, car ce citoyen suisse jugeait la Confédération helvétique comme un exemple de toute véritable construction continentale aboutie. Ce fils de pasteur d’origine nobiliaire du canton de Neuchâtel, ancienne principauté prussienne, fut très tôt attiré par les livres, les revues et l’édition. Au début de la décennie 1930, il arrive à Paris et y rencontre un autre ardent fédéraliste, Alexandre Marc, et un duo de compères très révolutionnaires-conservateurs, Arnaud Dandieu et Robert Aron. Tous les quatre lancent la revue L’Ordre Nouveau qui


Le Mazdéisme et l’Avesta : à l’origine des tribus indo-européennes « On vit apparaître • un si grand nombre d’analogies, de points  identiques entre les dogmes, les mythes, les légendes, les institutions religieuses de l’Orient et de l’Occident, que les recherches prirent aussitôt une direction nouvelle et précise » (propos sélectionnés par Fabrice Dutilleul de la préface d’ Émile Burnouf) C’est l’ensemble des textes sacrés de la religion mazdéenne et forme le livre sacré, le code sacerdotal des zoroastriens. Il est parfois connu en Occident sous l’appellation erronée de Zend Avesta. Il est rédigé en plusieurs états de l’iranien ancien,


Ernst Jünger entre modernité technophile et retour au donné naturel Le spécialiste des phénoménologies existentialistes et des théories conservatrices et conservatrices-révolutionnaires qu’est le Prof. Michael Grossheim à Rostock a eu le mérite de rappeler, l’année où Jünger fêta son centenaire, que l’ouvrage théorique majeur de notre auteur, Der Arbeiter (= Le Travailleur) avait laissé perplexes bon nombre d’amis de l’écrivain militaire et révolutionnaire, au moment de sa parution en 1932. Pour Grossheim, Ernst Jünger a eu, à cette époque-là de sa longue vie, une attitude très particulière face à la modernité. Le camp conservateur, auquel on le rattachait en dépit


Les éditions du Cerf viennent de publier un ouvrage collectif dirigé par Zeev Sternhell et intitulé L'histoire refoulée - La Rocque, les Croix de feu et le fascisme français. Tenant de la thèse d'une matrice française du fascisme, l'historien israélien Zeev Sternhell est, notamment, l'auteur de La droite révolutionnaire 1885-1914 - Les origines françaises du fascisme et de Ni droite ni gauche - L'idéologie fasciste en France, deux ouvrages qui ont provoqué une intense et durable polémique dans les milieux universitaires. Nul doute que cet ouvrage suscitera de nouveaux débats. " Y a-t-il eu, dans l'entre-deux-guerres, un fascisme français ?

Dernières publications du blog EURO-SYNERGIES (février 2019)


Bonjour,
Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du blog Euro-Synergies ( http://euro-synergies.hautetfort.com/ ).

Vladimir Jirinovski explique quelle est la seule solution contre le terrorisme en Europe
Le fameux politicien russe Vladimir Jirinovski explique quelle est la seule solution contre le terrorisme en Europe Après la récente attaque terroriste à Barcelone, en Espagne, la peur et l’hystérie dans l’Union  Européenne concernant le terrorisme et les refugiés est très élevée. C’est pourquoi Jirinovski pense que seule la Russie est capable de résoudre le problème...
Cette note a été publiée le dimanche, 10 février 2019
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Le ternaire en relation avec le Quatrième Théorie Politique de Douguine
Le ternaire en relation avec le Quatrième Théorie Politique de Douguine : un commentaire de « Chlodomir » La magie du ternaire est très puissante, mais il ne faut pas s’y laisser enfermer. Au niveau politique, un tel cercle vicieux se forma avec les trois grandes idéologies qui ont dominé le XXe siècle : libéralisme, communisme, fascisme (le nazisme...
Cette note a été publiée le dimanche, 10 février 2019
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Gilets jaunes : jacquerie française ou révolution planétaire ?
Gilets jaunes : jacquerie française ou révolution planétaire ? par Pierre-Emile Blairon Plus de deux mois après la première manifestation des Gilets jaunes, je dois constater que je n’ai guère répondu à ma question en titre si j’en crois celui, quasiment identique, de ma première intervention sur le sujet sur Boulevard Voltaire, le 4 novembre 2018 : 17...
Cette note a été publiée le dimanche, 10 février 2019
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Edwige Thibault: sur le château de Wewelsburg
Edwige Thibault: sur le château de Wewelsburg Propos recueillis par Thierry Durolle 1) Le public de la droite radicale et les passionnés de la Seconde-Guerre mondiale vous connaissent grâce à un livre devenu culte, L’Ordre SS . Pourriez-vous nous présenter cet ouvrage et nous parler de sa genèse ? Une réédition pourrait-elle voir le jour ? Ce qui...
Cette note a été publiée le dimanche, 10 février 2019
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WASHINGTON, PEKIN : HEGEMONIE NUMERIQUE CONTRE HEGEMONIE TELLURIQUE
WASHINGTON, PEKIN : HEGEMONIE NUMERIQUE CONTRE HEGEMONIE TELLURIQUE par Jean-Claude Empereur Ex: http://www.europesolidaire.eu    Nous republions ici, avec son accord, un article de Jean-Claude Empereur, membre du Comité de Rédaction de Europe Solidaire. Nous le remercions. Cet article est particulièrement d'actualité le jour où la...
Cette note a été publiée le samedi, 09 février 2019
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La Commission Européenne trahit une nouvelle fois les intérêts stratégiques des Européens
La Commission Européenne trahit une nouvelle fois les intérêts stratégiques des Européens   par Jean-Paul Baquiast Ex: http://www.europesolidaire.eu  Bruxelles a interdit, mercredi 6 février, la fusion entre le français Alstom et l'allemand Siemens, qui aurait, selon ses termes, créé un « géant du secteur ferroviaire »....
Cette note a été publiée le samedi, 09 février 2019
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La stratégie perdante du Président Trump: Contrôler le Brésil et affronter la Chine
La stratégie perdante du Président Trump: Contrôler le Brésil et affronter la Chine par James Petras Article original  de  James Petras , publié le 8 janvier 2019 sur le site  Unz Review Traduit par le blog  http://versouvaton.blogspot.fr    Les États-Unis adoptent un régime voué à l’échec et menacent l’économie la plus...
Cette note a été publiée le samedi, 09 février 2019
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François Begaudeau : "Populisme est un mot creux, et sans contenu"
François Begaudeau : "Populisme est un mot creux, et sans contenu"   France Inter   L'invité du week-end (8h20 - 26 Janvier 2019 - François Bégaudeau) Retrouvez les invités de 8h20 sur https://www.franceinter.fr  
Cette note a été publiée le vendredi, 08 février 2019
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Pierre Bourdieu. Sur la télévision
Pierre Bourdieu. Sur la télévision   Christian Hdez-Pérez   Emisión realizada en el Colegio de Francia donde Bourdieu analiza los mecanismos por los que funciona la televisión Le Collège de France, CNRS Audiovisuel et Arts...      
Cette note a été publiée le vendredi, 08 février 2019
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Michel Houellebecq contre le système
Michel Houellebecq contre le système Les Carnets de Nicolas Bonnal  Ex: http://www.dedefensa.org Il a récemment soutenu Donald Trump et c’était très bien de le faire. Il avait attaqué la religion de paix et d’amour de Riyad et c’était très bien de le faire. Il remet en cause les acquis de la révolution sexuelle et  libertaire, et...
Cette note a été publiée le vendredi, 08 février 2019
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Les sanctions sont une forme de guerre contre les peuples
Les sanctions sont une forme de guerre contre les peuples Par B. Paru sur Moon of Alabama sous le titre  Sanctions Are Wars Against Peoples Ex: http://www.entelekheia.fr U n ancien rapporteur de l’ONU affirme que les nombreuses  sanctions américaines  (pdf) contre le Venezuela sont  dévastatrices et illégales...
Cette note a été publiée le vendredi, 08 février 2019
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‘Europese (Dis)Unie wankelt, energie zekerheid moet boven klimaatbeleid worden gesteld’
‘Europese (Dis)Unie wankelt, energie zekerheid moet boven klimaatbeleid worden gesteld’   Xander Topman CEII Research: ‘De euro is een verderfelijk beest, de EU het Vierde Rijk, en de Eurozone de zwakste schakel in wereldeconomie’    Politici en media praten er niet over (en doen alsof alles weer goed gaat), maar het komt wel degelijk...
Cette note a été publiée le jeudi, 07 février 2019
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Aleksandr Solzhenitsyn: The Rise of a Prophet
Aleksandr Solzhenitsyn: The Rise of a Prophet By Spencer J. Quinn Ex: http://www.counter-currents.com It’s striking how cherry-picking can hone the pen of a propagandist and disguise malice behind a veneer of reason. Jewish writer Cathy Young provides excellent examples of this all throughout her December 2018 Quillette article, “...
Cette note a été publiée le jeudi, 07 février 2019
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Novalis (1772-1801) et notre innocence perdue
Novalis (1772-1801) et notre innocence perdue Pour Robert Steuckers Par Nicolas Bonnal Ex: https://nicolasbonnal.wordpress.com Cet immense esprit est contemporain des génies dont j’ai rappelé quelques éclairs. Fasciné par le moyen âge, Novalis rêvait de temps originaux. Son Henri d’Ofterdingen est le plus beau roman initiatique du monde – et enfantin,...
Cette note a été publiée le jeudi, 07 février 2019
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Faire défaut sur sa dette publique est-il un risque pour l'économie ?
Faire défaut sur sa dette publique est-il un risque pour l'économie ?   Ex: https://echelledejacob.blogspot.com   Discours dominant vs. Réalité L’écrasante majorité des commentateurs – économiques ou politiques – qui ont accès à la parole publique prétendent que faire défaut sur une dette publique (ou,...
Cette note a été publiée le jeudi, 07 février 2019
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Ernst Jünger entre modernité technophile et retour au donné naturel





Robert Steuckers :

Ernst Jünger entre modernité technophile et retour au donné naturel


Le spécialiste des phénoménologies existentialistes et des théories conservatrices et conservatrices-révolutionnaires qu’est le Prof. Michael Grossheim à Rostock a eu le mérite de rappeler, l’année où Jünger fêta son centenaire, que l’ouvrage théorique majeur de notre auteur, Der Arbeiter (= Le Travailleur) avait laissé perplexes bon nombre d’amis de l’écrivain militaire et révolutionnaire, au moment de sa parution en 1932. Pour Grossheim, Ernst Jünger a eu, à cette époque-là de sa longue vie, une attitude très particulière face à la modernité. Le camp conservateur, auquel on le rattachait en dépit de ses sympathies révolutionnaires, qu’elles aient été nationalistes ou bolchevisantes, n’était pas spécialement technophile et regrettait le passé où les moteurs ne vrombissaient pas encore et où la vie ne subissait pas le rythme trépident des machines de tous genres. 


Pour Grossheim, l’attitude de Jünger face à la technique, du moins jusqu’au début des années 1930, dérive des expériences de la première guerre mondiale qui a inauguré les terribles batailles de matériels : militaire jusqu’à la moelle, Jünger refuse toute attitude capitulatrice et passéiste face à l’effroyable déchaînement de la puissance technique sur le champ de bataille. Grossheim : « Il a appris à connaître le potentiel démoniaque de la technique mais ne veut pas le fuir ; il se soumet à la réalité (nouvelle) ». 




Derrière cette volonté délibérée de se soumettre à l’implacable puissance des machines de guerre se profile aussi un débat que Grossheim met en exergue : le mouvement conservateur, tel qu’il s’articule à l’époque dans les mouvements de jeunesse issus du Wandervogel, est tributaire, depuis 1913, de la pensée écologique et vitaliste de Ludwig Klages. Celui-ci est résolument anti-techniciste et antirationaliste. Il déplore amèrement le saccage du donné naturel par la pensée hyper-rationalisée et par les pratiques technicistes : déforestation à grande échelle, disparition des peuples primitifs, extermination d’espèces animales. Ernst Jünger ne contredit pas Klages quand ce dernier pose un tel constat et, même, s’alignera bientôt sur de pareilles positions. Cependant, en 1932, au terme d’un engagement révolutionnaire (finalement plus bolchevisant que conservateur) et à la veille de la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes, Jünger raisonne sur base d’autres postulats, sans nier le caractère éminemment destructeur du technicisme dominant. Qui est destructeur et total, ce qui revient à dire que le Travail, expression de l’agir à l’ère de la technique, s’insinue en tout, jusque dans l’intimité et les moments de repos et de loisirs de l’homme.  Chez Klages et ses adeptes des mouvements de jeunesse, les âges d’avant la technique sont l’objet d’une nostalgie envahissante et, pour Jünger, incapacitante. Face à ce naturalisme biologisant, Jünger plaide, explique Grossheim, pour un « réalisme héroïque » qui ne veut rien céder aux illusions sentimentales ni demeurer en-deçà de la vitesse nouvelle et inédite que les processus en marche depuis l’hyper-technicisation de la guerre ont imposée. 


La phase du « Travailleur » a toutefois été très brève dans la longue vie de Jünger. Mais même après sa sortie sereine et graduelle hors de l’idéologie techniciste , Jünger refuse tout « escapisme romantique » : il rejette l’attitude de Cassandre et veut regarder les phénomènes en face, sereinement. Pour lui, il faut pousser le processus jusqu’au bout afin de provoquer, à terme, un véritablement renversement, sans s’encombrer de barrages ténus, érigés avec des matériaux surannés, faits de bric et de broc. Sa position ne relève aucunement du technicisme naïf et bourgeois de la fin du 19ème siècle : pour lui, l’Etat, la chose politique, le pouvoir sera déterminé par la technique, par la catégorie du « Travail ». Dans cette perspective, la technique n’est pas la source de petites commodités pour agrémenter la vie bourgeoise mais une force titanesque qui démultipliera démesurément le pouvoir politique. L’individu, cher au libéralisme de la Belle Epoque, fera place au « Type », qui renoncera aux limites désuètes de l’idéal bourgeois et se posera comme un simple rouage, sans affects et sans sentimentalités inutiles, de la machine étatique nouvelle, qu’il servira comme le soldat sert sa mitrailleuse, son char, son avion, son sous-marin. Le « Type » ne souffre pas sous la machine, comme l’idéologie anti-techniciste le voudrait, il s’est lié physiquement et psychiquement à son instrument d’acier comme le paysan éternel est lié charnellement et mentalement à sa glèbe. Jünger : « Celui qui vit la technique comme une agression contre sa substance, se place en dehors de la figure du Travailleur ». Parce que le Travailleur, le Type du Travailleur, s’est soumis volontairement à la Machine, il en deviendra le maître parce qu’il s’est plongé dans le flux qu’elle appelle par le fait même de sa présence, de sa puissance et de sa croissance. Le Type s’immerge dans le flux et refuse d’être barrage bloquant, figeant. 


Jünger, au nom d’une efficacité technicienne qui est somme toute militaire, combat les peurs qu’engendre la modernisation technicienne. S’immerger dans le flux technique qui s’est amplifié rapidement depuis les grandes batailles de matériels est un service à rendre à la nation, contrairement aux attitudes incapacitantes qui empêcheraient les futures générations de maîtriser les outils techniques les plus performants, ceux qui donnent la victoire ou inspirent la crainte à l’ennemi potentiel. L’homme, devenu « Type », devient alors le chef d’orchestre secret qui gère le flux technique et les machines qu’il produit : ce n’est pas un combat que gagne la machine contre l’homme mais un combat qui se gagne avec des machines. L’homme-type reste le maître final de la situation : c’est lui qui impulse à la machine son mouvement, lui donne un sens, physiquement et spirituellement. L’homme est supérieur à la machine s’il a, face à elle, une attitude altière, dominatrice, pareille à celle du soldat qui a vécu les grandes batailles de matériels. En ce sens, le combattant de la Grande Guerre est bien le prélude de l’humanité « typifiée » de l’avenir. 



Mais, malgré cette grandiloquence techno-futuriste du Jünger de 1932, font surface, dans ses réflexions, le scepticisme et la conscience qu’il est impossible d’éradiquer la force tellurique et naturelle des faits organiques.  Dès les mois qui ont suivi la parution du « Travailleur » (Der Arbeiter), Jünger glissera vers une posture ne réclamant plus l’accélération mais son contraire, la décélération. Pour son exégète actuel, Jan Robert Weber, ce glissement vers une pensée de la décélération (Entschleunigung) se fera en quatre étapes : celle de la découverte des « espaces de résilience » sous une « dictature cacocratique nihiliste » (1933-1939), la nécessité de s’accrocher aux espaces idylliques ou classiques (dont le Paris des années d’occupation) pendant les années de la seconde guerre mondiale, le recours à l’écriture à l’ère où la paix sera de longue durée (1946-1949) et, enfin, la période des refuges méditerranéens (dont la Sardaigne fut un prélude) et/ou tropicaux (visites en Amazonie, en Malaisie, en Afrique et en Indonésie – 1950-1960). Tout cela pour aboutir, écrit J. R. Weber, « au moi apaisé du voyageur de par le monde à l’ère de la posthistoire ».


Robert Steuckers.


Bibliographie :


-          Michael GROSSHEIM, « Ernst Jünger und die Moderne – Adnoten zum ‘Arbeiter’ », in : ünter FIGAL und Heimo SCHWILK, Magie der Heiterkeit – Ernst Jünger zum Hundertsten, Klett-Cotta, Stuttgart, 1995.


-          Andrea SCARABELLI, « Terra Sarda: il mediterraneo metafisico di Ernst Jünger », in : http://blog.ilgiornale.it/scarabelli  (10 août 2018). 


-          Jan Robert WEBER, Ästhetik der Entschleunigung – Ernst Jüngers Reisetagebücher (1934-1960), Matthes & Seitz, Berlin, 2011.

Cet article est paru dans le n°27 de la revue Livr'arbitres: