samedi 9 novembre 2019


Souvenirs et réflexion à l’occasion du trentième anniversaire de la chute du Mur de Berlin

par Robert Steuckers

Le 9 novembre 1989, j’étais chez moi et je travaillais paisiblement dans mon bureau de traducteur. En fin d’après-midi, je devais me rendre à Bonn pour prononcer une conférence sur la notion de métapolitique pour les jeunes gens et les jeunes filles du mouvement de jeunesse Freibund. La problématique, qu’il s’agissait d’expliciter, était la suivante : une métapolitique, telle que l’avait conçue et formulée le communiste historique Antonio Gramsci, était-elle encore possible à la fin des années 1980, à une époque où les partis communistes ou les autres formations totalitaires n’exerçaient plus aucune attractivité ? Une métapolitique adaptée aux temps présents devait, à mes yeux, se développer selon les stratégies métapolitiques et éditoriales mises au point par l’éditeur Eugen Diederichs en 1896. Diederichs voulait humaniser la religion, le socialisme et la politique en général, les articuler sur un mode plus flexible, tant et si bien que les concepts qui s’étaient figés au fil du temps pouvaient redevenir vivants et fluides. La politique devait alors toujours demeurer « life friendly », moulée sur les ressorts vitaux, et ainsi être véritablement organique, dans la mesure où ses nouvelles sources d’inspiration devaient recourir aux traditions vivantes de tous les peuples, à la mystique rhénane/flamande née en nos régions au cours des décennies d’or de notre moyen-âge, devaient emprunter les voies alternatives d’un socialisme solidariste et communautaire, etc.

Tandis que j’essayais de présenter ces faits d’histoire culturelle et ces arguments spirituels (propres aux aspirations de Diederichs) sur un mode didactique qui seyait à un public très jeune, j’entendis tout d’un coup que le Mur était tombé, que les Vopos avaient ouvert des brèches dans cette effroyable barrière et que, en masse, les Berlinois de l’Est traversaient l’abominable mais défunte ligne de démarcation. Dix minutes plus tard, le téléphone a sonné : c’était l’un des jeunes du Freibund, dans un état de joie et de surexcitation, qui m’appelait pour me dire que le public que l’on avait mobilisé pour ma conférence en fin de journée avait bien naturellement décidé de partir immédiatement à Berlin pour être tout simplement présent en ce moment historique tant attendu par tous les Allemands. Dieu que j’aurais aimé les accompagner, Dieu que je regrettais de ne pas être parti plus tôt dans la journée pour arriver vers midi à Bonn et pouvoir me rendre dans la capitale allemande avec les jeunes du Freibund ! Pire : sans que je ne le susse, mon voisin, beau-fils de Georges Désir, ponte du FDF, qui ne parlait pas un mot d’allemand et qui, très vraisemblablement, ignorait les tenants et aboutissants de l’histoire allemande d’après 1945, avait sauté dans sa voiture avec quelques copains pour foncer vers Berlin, afin d’exprimer sa solidarité avec les Allemands !



La division de l’Europe venait de prendre fin. Il était enfin possible d’espérer qu’allait devenir réalité cette Europe Totale théorisée par l’ancien ministre belge et chrétien-démocrate des affaires étrangères, Pierre Harmel, critique pertinent mais tranquille, de la Doctrine Hallstein, rabiquement pro-occidentale et, à ce titre, instrument de la division fatidique. Les années 1990 et les deux premières décennies du 21ème siècle n’ont pas réalisé le vœu très profond qui nous animait alors. Au lieu de se développer en toute indépendance, l’Europe s’est étiolée, pour devenir, en bout de course, ce qu’elle est aujourd’hui : un grand espace pourri par la décadence, vidé spirituellement, mentalement délirant et, à coup sûr, dépourvu de toute souveraineté car c’est toujours Washington qui mène la danse.

***


Berlin n’était pas une ville inconnue pour moi: je m’y étais rendu en 1977 à l’occasion d’un voyage patronné par le DAAD (*). Le Mur était là, à l’époque, dans toute son horreur. Au lieu de passage vers Berlin-Est pour les non-Allemands, le Checkpoint Charlie, une très vilaine gradée de la Volkspolizei communiste, horribles lunettes noires sur le pif et coiffée à la Duguesclin, avait fait passer des miroirs sous notre autocar. Un Vopo avait regardé, soupçonneux, par-dessus mon épaule, au moment où je payais un exemplaire de l’Anti-Dühring de Marx.

Sur le Kurfürstendamm, des étudiants iraniens manifestaient contre le Shah. Dans une librairie, je m’étais procuré un exemplaire du fameux livre d’Otto-Ernst Schüddekopf sur le national-bolchevisme de l’époque de la République de Weimar, un témoignage incontournable ; un quart d’heure plus tard, je m’attable à une terrasse pour compulser mes nouveaux bouquins. Je suis assis à une table collective et une dame âgée, souriante, arrive et me dit avec toute la gouaille berlinoise : « Bonjour jeune homme, accepteriez-vous qu’une vieille tarte (« eine alte Klatschtante ») comme moi s’assoie en face de vous ? ». Elle était d’une sombre élégance, coiffée d’un chapeau à la tyrolienne orné d’une superbe plume noire. Nous entamons une conversation et je vois qu’un sourire approbateur se dessine sur son visage jovial quand elle voit le type de littérature historique que je m’étais choisi. Elle a voulu me payer les bouquins. Et elle insistait. Confus, je décline son offre. Elle se lève me salue et laisse 30 marks sur la table. Je veux les lui rendre, elle s’éclipse en me lançant un « Ach, Quatsch ! » chaleureux… A Berlin-Est, je vois circuler de belles automobiles tchèques, à l’esthétique vintage, des Tatra. Sur la Place de la Gendarmerie, en ruine, des arbres avaient poussé sur les marches des deux églises, l’allemande et la huguenote.



Je revins à Berlin seulement en janvier 1993. Le Mur n’était plus là. Les troupes soviétiques pliaient bagage. A Potsdam, je vécus une scène qui est restée profondément ancrée dans la mémoire. Il neigeait et le froid était glacial. Sans vouloir être grivois, j’étais debout face à une « Pinkelrinne », une pissotière d’ancien modèle, datant sûrement de l’époque wilhelminienne ; à hauteur de mes yeux, il y avait une longue fenêtre par laquelle on pouvait voir le trafic sur la chaussée. Brusquement, venu du fond très nébuleux du paysage, déboula à vitesse réduite un énorme camion militaire soviétique sous une neige drue. Les soldats étaient en tenue d’hiver, avec de beaux et longs manteaux gris et, sur la tête, les fameuses chapkas frappées de l’étoile rouge. Le véhicule était bourré de biens de consommation occidentaux, des machines à laver et des frigidaires. Les officiers avaient « réalisé » leur solde, s’étaient débarrassé d’un papier-monnaie sans valeur. Ils retournaient dans leur mystérieux empire des steppes : c’est ainsi que j’ai pu observer le départ des derniers soldats soviétiques de Postdam.



Plus tard, je me rendis encore à Berlin  à la Toussaint 2002 et à l’automne 2004 : la Potsdamer Platz avait quasiment trouvé sa configuration actuelle mais n’était pas encore achevée. L’hyper-modernité à l’américaine s’était affirmée sur le terrain le plus sinistre du vieux mur disparu. Les temps avaient certes changé mais ni les Allemands ni les autres Européens ne disposaient encore d’une véritable souveraineté. Mais que découvrirai-je aujourd’hui dans le nouveau Berlin si j’y revenais, dans cette antique capitale prussienne ?

Forest-Flotzenberg, 8 novembre 1989, à la vieille du 30ème anniversaire de la chute du Mur.

vendredi 11 octobre 2019

Newsletter de SYNERGIES EUROPEENNES - 11 octobre 2019


Newsletter de Synergies Européennes - 11 octobre 2019

Bonjour,
Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du blog Euro-Synergies ( http://euro-synergies.hautetfort.com/ ).


 

Gender Theory Outlaws Reality


Gender Theory Outlaws Reality 



By Rod Dreher   
Ex: https://www.americanconservative.com 

Check out the important updates to the post about LGBTQ Equity Week in a suburban Chicago school district. If you haven’t read the original post, please do. You won’t believe how extreme the lesson plan is. Reader Jefferson Smith, who is a leftie, says it goes...
Cette note a été publiée le jeudi, 10 octobre 2019

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As Went the British, So Will Go America’s Empire


As Went the British, So Will Go America’s Empire From far-flung foreign obsessions to failing industry, the parallels are striking. 

By Will Collins 
    
Ex: https://www.americanconservative.com 

In 1919, the British military was instructed to proceed on the assumption that it would not fight a major war for the next 10 years. The...
Cette note a été publiée le mercredi, 09 octobre 2019

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Jared Diamond’s Newest Book, In the Rough


Jared Diamond’s Newest Book, In the Rough The legendary author of 'Guns, Germs, and Steel' has produced a genuine mess of a book. 

By Robert VerBruggen 

Ex; https://www.americanconservative.com 

Upheaval: Turning Points for Nations in Crisis, May 2019, Jared Diamond, Little, Brown and Company, 512 pages 
Jared Diamond is phoning...
Cette note a été publiée le mardi, 08 octobre 2019
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Comment une superpuissance obsédée par les sanctions perd son statut


Comment une superpuissance obsédée par les sanctions perd son statut 

Ex: https://echelledejacob.blogspot.com   

Le président russe Vladimir Poutine a pris la parole hier à la réunion annuelle du Valdai Discussion Club à Sotchi. Une vidéo avec des traductions en anglais et des extraits de la transcription sont disponibles ici . En ce qui concerne...
Cette note a été publiée le lundi, 07 octobre 2019
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Le pire des Premiers ministres britanniques


Le pire des Premiers ministres britanniques 

par Georges FELTIN-TRACOL 

Ex: http://www.europemaxima.com 

Le pire des Premiers ministres du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord ne s’appelle pas Boris Johnson. Chef du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté depuis le 24 juillet dernier, l’élu de la circonscription londonienne d’Uxbridge et...
Cette note a été publiée le lundi, 07 octobre 2019
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La fin de la civilisation européenne en Occident


La fin de la civilisation européenne en Occident 

par Antonin Campana 

Ex: http://www.autochtonisme.com 

Dans l’histoire des civilisations, il y a des marqueurs récurrents de déclin, de décadence, d’effondrement ou, mot sans doute préférable, d’entropie. Dans son livre sur la chute de la République romaine, David Engels, historien titulaire de la chaire...
Cette note a été publiée le lundi, 07 octobre 2019
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The Roots of Liberalism’s Contemporary Crisis


The Roots of Liberalism’s Contemporary Crisis 

By F. Roger Devlin 

 Ex: http://www.counter-currents.com 

Patrick J. Deneen Why Liberalism Failed New Haven, Ct./New York: Yale University Press, 2018 

Patrick Deneen, a Professor of Political Science at the University of Notre Dame, wrote the present study in 2016, completing it shortly...

Cette note a été publiée le dimanche, 06 octobre 2019
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Quatre questions à H. C. Shin, politologue coréen


Quatre questions à H. C. Shin, politologue coréen 

Propos recueillis par Robert Steuckers 

1) Monsieur H.C. Shin, vous êtes Coréen et vous vous intéressez à toute géopolitique anti-thalassocratique. Qu’entendez-vous par cela ? Lorsque j’étais à l’université entre 1986 et 1992, période en laquelle j’ai aussi effectué mon service militaire, je me suis engagé dans...

Cette note a été publiée le vendredi, 04 octobre 2019

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Survivre au déclin de l' Europe - Le Zoom avec David Engels sur TVL


Survivre au déclin de l' Europe 
Le Zoom avec David Engels sur TVL   
Chaîne officielle- TVLibertés     

L’historien et professeur d’Université David Engels nous présente son ouvrage Que faire ? Survivre au déclin de l’Europe ! A travers ce livre l’auteur, enseignant à Poznan, propose aux...

Cette note a été publiée le jeudi, 03 octobre 2019

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Guerre civile en France : analyse des forces en présence


Guerre civile en France : analyse des forces en présence 
par Antonin Campana 

Ex: https://echelledejacob.blogspot.com   

Ce texte, signé Antonin Campana, est paru sur le site des Volontaires pour la France. L’auteur sectorise sociologiquement la population de la France en 3 classes : une classe dominante, autochtone,...

Cette note a été publiée le jeudi, 03 octobre 2019

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Paul Virilio et la prison de la mondialisation


Paul Virilio et la prison de la mondialisation 

par Nicolas Bonnal 

Ex: https://nicolasbonnal.wordpress.com 

Jamais nous n’avons tant eu l’impression que notre planète, comme dit Hamlet (ou plus exactement Rosencrantz) est devenue une prison, prison dotée d’une foule de geôles, de limites, de flics de la pensée. Un des plus brillants penseurs de notre...
Cette note a été publiée le jeudi, 03 octobre 2019
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La mort de la démocratie et la naissance du social-conservatisme


La mort de la démocratie et la naissance du social-conservatisme Youssef Hindi   
Chisinau Forum III: Youssef Hindi, historien des religions et géopolitologue, France 

Depuis la chute du Mur de Berlin le monde vit sous l’hégémonie du libéralisme philosophique, politique et économique. Un système impérial oligarchique,...
Cette note a été publiée le mercredi, 02 octobre 2019

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La Crimée: cinq années après les événements


La Crimée: cinq années après les événements 
Ex: https://www.zeit-fragen.ch 

Développement – histoire – contexte rt.

 Il y a cinq ans, en février 2014, la politique américaine d’encerclement de la Russie a culminé dans un coup d’Etat organisé sur le Maïdan à Kiev. L’objectif géostratégique d’intégrer l’Ukraine dans la sphère de pouvoir occidentale...
Cette note a été publiée le mercredi, 02 octobre 2019
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«Bergoglio part en guerre contre le souverainisme»


«Bergoglio part en guerre contre le souverainisme» par Marcello Veneziani Article paru initialement sur le site de l’auteur 

Ex: https://cerclearistote.com 

En condamnant sans appel le souverainisme et en l’associant à la guerre et au nazisme, le pape Bergoglio a fait, dans le climat agité du mois d’août, une déclaration de guerre mondiale au...
Cette note a été publiée le mercredi, 02 octobre 2019
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Le Moyen-Orient est littéralement en train d’exploser...


Le Moyen-Orient est littéralement en train d’exploser...   
Ex: https://echelledejacob.blogspot.com   

Le Moyen-Orient est littéralement en train d’exploser : les Houthis ont porté un coup extrêmement efficace à la production de pétrole saoudienne qui, selon eux, a maintenant chuté de 50% avant de rebondir ; il y a...
Cette note a été publiée le mercredi, 02 octobre 2019

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Iranian Leviathan


Iranian Leviathan   
Jason Reza Jorjani Iranian Leviathan 
 Author(s): Jason Reza Jorjani A Monumental History of Mithra’s Abode No other nation on Earth has contributed more to the elevation of the human spirit, and to the enrichment of every aspect of civilization on a global scale, than Iran....
Cette note a été publiée le mardi, 01 octobre 2019
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Beyond multipolarity. This world is doomed; are we prepared for The Day After?


Au-delà de la multipolarité. Ce monde est voué à l’échec ; sommes-nous prêts pour Le Jour d’Après? 

Paul Ghițiu Chisinau Forum III: 
Paul Ghițiu, écrivain, journaliste, cinéaste, politicien, Roumanie 

Au-delà de la multipolarité. Ce monde est voué à l’échec ; sommes-nous prêts pour Le Jour d’Après? Je commencerai par...
Cette note a été publiée le lundi, 30 septembre 2019

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Analyse d’un Général français sur les frappes Houties


Analyse d’un Général français sur les frappes Houties Général (2s) Dominique Delawarde   

Ex: https://www.katehon.com 

À l’annonce des frappes revendiquées par les Houthis et aux diverses questions qu’elles suscitent, je réponds ceci : Je n’ai aucune raison de mettre en doute la revendication houthie pour les raisons...
Cette note a été publiée le lundi, 30 septembre 2019
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«Les raisons cachées du désordre mondial»


«Les raisons cachées du désordre mondial»   

Valérie Bugault : Conférence Newhorizon au Liban Présentation du livre « les raisons cachées du désordre mondial » 

Chers organisateurs, chers auditeurs, Mesdames et Messieurs, Je suis très honorée d’être invitée à présenter mon livre « Les raisons cachées du désordre mondial » devant vous, qui...

Cette note a été publiée le lundi, 30 septembre 2019
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L’Iran et l’art de la guerre


L’Iran et l’art de la guerre 
ex: http://www.dedefensa.org 

20 septembre 2019 – Six jours après l’attaque terriblement efficace contre les installations de l’Aramco le 14 septembre et l’absence de riposte du Système qui aurait dû immédiatement sanctionner ce crime de lèse-majesté, le paysage commence à s’éclaircir. Il s’agit d’une défaite majeure pour le...
Cette note a été publiée le lundi, 30 septembre 2019

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dimanche 6 octobre 2019

 

Alexander Wolfheze - O Vermelho e o Negro: Uma Introdução ao Eurasianismo

por Alexander Wolfheze

Prólogo: Três Cores

Sur Bruxelles, au pied de l’archange,
Ton saint drapeau pour jamais est planté
[Sobre Bruxelas, aos pés do arcanjo,
Teu sagrado estandarte foi plantado por toda a eternidade][1]
- La Brabançonne

Uma tempestade de magnitude sem precedentes está lentamente tomando forma no horizonte histórico-cultural do Ocidente pós-moderno: com o clímax que se aproxima da Crise do Ocidente Moderno - mais precisamente descrito por Jason Jorjani como o iminente 'Estado Mundial de Emergência' - a perspectiva de uma "Revolução Arqueofuturista" também paira no horizonte.[2] O movimento patriótico-identitário que atualmente está apresentando rápido crescimento em todo o mundo ocidental pode ser visto como o precursor da "ave-da-tempestade" desta Revolução Arqueofuturista. [3]É importante que este movimento formule estratégias metapolíticas efetivas em preparação para a iminente falência sociopolítica da atual ordem mundial globalista (duplo neoliberal/cultural-marxista). O mais antigo discurso meta-histórico disponível para esse movimento é o tradicionalismo. A única visão geopolítica global que atualmente incorpora um elemento substancial do tradicionalismo é o eurasianismo. Este ensaio tem como objetivo fornecer uma introdução ao neo-eurasianismo de inspiração tradicionalista que é mais sucintamente expresso no trabalho do filósofo e editor russo Aleksandr Dugin. Além disso, no entanto, este ensaio tem como objetivo apontar que o pensamento e a escrita tradicionalistas autênticos também estão se produzindo nos Países Baixos, mesmo que ele seja obscurecido pela (auto) censura politicamente correta do mecanismo de revisão acadêmica e pela mídia do sistema. Este ensaio é dedicado ao escritor mais eminente - e com mais tempo de serviço - do tradicionalismo tipicamente autônomo que prospera nos Países Baixos: Robert Steuckers. Recentemente, ele publicou um trabalho enciclopédico sobre as origens, a história e o estado atual da civilização européia: seu tríptico Europa constitui um tour de force intelectual de profundidade e largura que será impossível sufocar no “encobertamento” politicamente correto que é a arma preferida dos publicistas (auto)censores do sistema. Europa está escrito em francês e até agora não foi traduzido para o inglês; o lamentável declínio do ensino da língua francesa em todo o Ocidente torna-o, portanto, inacessível a grande parte de seu principal público-alvo: a vanguarda intelectual, patriota e identitária da jovem Europa. Ao longo de todo o mundo ocidental, esta geração identitária está se preparando para a batalha definitiva por sua herança altamente ameaçada: sua terra natal ocidental - e a própria civilização ocidental. Este ensaio visa (de certa forma) mitigar essa inacessibilidade, transmitindo a um público não francófono, pelo menos, alguns dos conhecimentos que Steuckers apresenta em Europa. Na avaliação do revisor supramencionado, a Europa de Steuckers é uma jóia - um pequeno reflexo da Aurora Dourada ao qual o Tradicionalismo e o Eurasianismo apelam. Assim, a Bélgica - e Bruxelas - tem mais a oferecer do que a falsificada "Europa" da UE: ela também oferece a visão Arqueofuturista da Europa de Robert Steuckers. Portanto, este ensaio não é dedicado apenas ao próprio Steuckers, mas também ao seu país: a Bélgica.

Embora a orientação (franco-revolucionária) e as cores (heráldico-tradicionais) da bandeira belga sejam historicamente previsíveis para qualquer pessoa familiarizada com a gênese única do Estado belga, ela ainda é muito incomum em um aspecto. Talvez suas proporções estranhas - quase quadradas (13:15) - reflitam a particularidade histórica da configuração geopolítica da Bélgica: efetivamente, a Bélgica representa uma restgebied ou “sobra” histórico-cultural, que foi legalmente estabelecida como uma "zona tampão" soberana em nome do compromisso de "equilíbrio de poder" do início do século XIX entre a Grã-Bretanha, a França e a Prússia. Somente em termos de cores, a bandeira belga pode reivindicar um pedigree autenticamente tradicional (ou seja, duplamente histórico e simbólico). Entre a cor vermelho-sangue das províncias continentais de Luxemburgo, Hainaut e Limburg e a cor negra da poderosa província costeira da Flandres, ela mostra o amarelo-ouro da próspera província de Brabant, com a sua capital Bruxelas, que tem sido a sede administrativa do poder pan-europeu do pré-moderno estado da Borgonha até a União Européia pós-moderna. O vermelho e o negro belgas têm a mesma carga heráldico-simbólica que o vermelho e negro eurasianos: em ambos, vermelho é a cor do poder mundano (Nobreza, Exército) e negro é a cor do poder do outro mundo (Igreja, Clero). Na visão holística do eurasianismo tradicionalista, essas cores necessariamente se complementam: juntas, elas representam a combinação intimidante da tempestade (Dilúvio divinamente ordenado) e da guerra (Guerra Santa divinamente ordenada) que se aproximam. Até hoje, todo mundo sabe que a bandeira vermelha e negra representa a revolução, mesmo que os ideólogos “justiceiros sociais” não reconheçam a direção verdadeira e reversa de cada re-volução autêntica (em suma: a Revolução Arqueofuturista). Entre o vermelho-sangue e o negro-sable belgas encontra-se a cor que pode ser considerada como estando em virtual "ocultação" no eurasianismo: o amarelo-ouro que tem a carga heráldico-simbólica da luz celestial e da Aurora Dourada - e assim do próprio tradicionalismo. Um pequeno raio dessa luz nos vem de Brabant, na Europa de Steuckers.



Qual é o papel histórico-cultural do Eurasianismo?

“A história é escrita por aqueles que enforcam heróis”. – Roberto de Bruce

Ao introduzir o eurasianismo é essencial apontar para sua perspectiva de longo prazo sobre a civilização ocidental: Steuckers faz isso referindo-se às raízes pré-históricas dos povos europeus, que podem ser rastreadas até o final da última Era Glacial e seu mais antigo berço territorial entre a Turíngia e o sul da Finlândia. Gradualmente expandindo-se para fora de seu mais antigo solo ancestral, eles finalmente dominaram todo o espaço eurasiano entre a costa atlântica e a barreira do Himalaia. Sem dúvida, a experiência arquetípica desta pré-histórica "Aventura Européia" - a exploração das paisagens primitivas imensamente variadas que se encontram entre as brumas congeladas da Escandinávia e as selvas úmidas da Índia - tem sido um fator decisivo na formação do caráter "faustiano" dos povos europeus, desafiando-os a atravessar todos os horizontes. Esse instinto auto-superador - uma combinação sutil de visão inspirada, arrogância conquistadora e genialidade técnica - colocou uma marca indelével nos arquétipos da civilização ocidental, desde os Titãs e Argonautas gregos clássicos até os astronautas e quebradores de átomo da modernidade tardia. Domar o cavalo e dominar a técnica do metal permitiram que os proto-europeus controlassem militarmente o centro da estepe do espaço eurasiano por volta da aurora da história escrita. Steuckers aponta para o fato de que, mesmo no auge dos mais antigos impérios indo-europeus - a Pérsia Aquemênida, a Macedônia Alexandrina, a Índia Maurya - os mestres de cavalos semi-míticos, como os citas e os sármatas, ainda dominavam a Estepe Eurasiana. Foi ao longo do "eixo mundial" geopolítico, que fornece um campo de jogo virtualmente "nivelado" desde a Hungria até a Manchúria, que o destino dos povos europeus foi decidido em vários momentos cruciais.

Steuckers salienta que os treze séculos da história européia que se seguiram ao fim do monopólio do poder indo-europeu sobre a estepe eurasiática - como marcado pela ascensão do Império Huno de Átila (406-453) - efetivamente constituem uma luta única e contínua para recuperar a iniciativa sobre os povos turco-mongóis concorrentes que vieram para o oeste saindo das estepes orientais. Desta perspectiva, a derrota dos hunos nos Campos Catalaúnicos (451) não representa uma verdadeira vitória européia, mas sim - até agora - a mais baixa vazante da civilização européia, então pressionada até apenas 300 quilômetros da costa do Atlântico. É somente no decorrer dos séculos XVI e XVII que o ataque asiático à Europa é finalmente revertido: a ameaça otomana ao coração europeu só é decisivamente derrotada após a vitória naval em Lepanto (1571) e o rompimento do segundo cerco de Viena (1683). Nesse contexto, Steuckers aponta para o papel vital que os exércitos da cavalaria cossaca desempenharam no processo de reconquista da estepe eurasiática dos 200 anos subsequentes (arquetipicamente expressa como "Rohan" varrendo os "Campos de Pelennor"). Este grande "empurrão de volta" finalmente criou a "ponte civilizacional" que ainda liga os dois grandes polos civilizacionais da massa de terra eurasiática: a Europa no oeste e a China no leste: esta ponte de civilização representa a peça central do Projeto Eurasiano.

É a Reconquista Moderna do centro eurasiano que fornece a base do poder global moderno europeu. A âncora do "Império Europeu" global encontra-se na Revolução Diplomática - também conhecida como reversão das alianças - de 1756 e na subsequente aliança estratégica entre as grandes potências da Espanha, França, Áustria e Rússia, controlando todo o espaço eurasiano entre Finisterra e Kamchatka. A Guerra dos Sete Anos (1756-63), que acompanha a Revolução Diplomática, recebeu o apelido de "Guerra Mundial Zero": constitui a primeira rodada do prolongado confronto entre a "talassocracia" liderada pelos anglo-saxões e a (proto)-potência terrestre eurasiana. As catastróficas derrotas marítimas e coloniais da França resultaram na perda de quase todas as posses francesas na América do Norte e no Sul da Ásia: essa é a base geopolítica da hegemonia marítima anglo-saxônica que persiste até hoje. Abstratamente, a talassocracia anglo-saxônica representa a modernidade ocidental baseada no poder marítimo, enquanto as monarquias continentais euro-asiáticas representam a tradição ocidental baseada no poder terrestre. Essa divisão civilizacional representa a - essencialmente tradicionalista - peça central do pensamento eurasiano.

A Revolução Francesa - ironicamente causada diretamente pela falência do Estado francês que se seguiu à vingança naval francesa contra a Grã-Bretanha durante a Revolução Americana (1775-83) - marca o ponto em que a modernidade talassocrática consegue criar uma "cabeça de ponte" substancial no continente europeu. Como um ponto focal do caos revolucionário e da geopolítica anti-eurasianista, a França subsequentemente funciona como uma "cunha" continental para as forças da modernidade talassocrática ao longo dos séculos XIX e XX. [4] A restauração pós-napoleônica dos tradicionalistas Bourbons e a criação da (proto-) Eurasianista Santa Aliança (1815) não alteram fundamentalmente esta equação: em 1830 a França recai em políticas revolucionárias - por essa época a Santa Aliança já havia se provado ser um 'tigre de papel' por seu fracasso em conter a maré revolucionária dentro e fora da Europa. Por então, quase todo o Novo Mundo havia sido perdido para o liberalismo franco-maçônico, que protegeu as Américas da intervenção eurasianista pela Doutrina Monroe. Lenta mas firmemente, o equilíbrio global de poder mudou em favor da talassocracia atlantista, à medida que se infiltrava no coração da Europa através do crescente contágio revolucionário. Nesse contexto, Steuckers aponta corretamente para o significado crucial da reaproximação anglo-francesa: em sua opinião, a Guerra da Crimeia (1853-56) marca o ponto em que o espaço eurasiano a oeste do Reno está irremediavelmente perdido. Alguns anos mais tarde, o Segundo Império Alemão ressuscitado de Bismarck assume o papel de "guarda fronteiriça" eurasiática que foi abandonado pela França ao mergulhar na decadência republicana. O Wacht am Rhein, da Alemanha, é o guardião da Tradição Européia. Mas como a Segunda Revolução Industrial combina com o Imperialismo Moderno para criar um irresistivelmente crescente “reino da quantidade”, o declínio da Eurásia Tradicionalista é uma conclusão prevista. A fraqueza estratégica global da Eurásia é mais claramente ilustrada pela perda dos últimos postos avançados da Eurásia no Novo Mundo (a venda russa do Alasca em 1867 e a derrota espanhola no Caribe em 1898) e pelo fracasso da poderosa Alemanha em obter uma Platz an der Sonne. Após sua derrota na Corrida Naval em 1912, a Alemanha é forçada a mudar de uma Weltpolitik ofensiva para uma defensiva Mitteleuropapolitik: agora enfrenta um Einkreisung fatal por uma aliança infinitamente superior da Grã-Bretanha talassocrática e da França republicana, além de manipulada financeiramente e revolucionária Rússia. Historicamente, a inevitável derrota da Alemanha como campeã da tradição européia é o resultado de uma "emboscada" cuidadosamente planejada. Os pilares da Eurásia Tradicionalista são derrubados pelo Diktat de Versalhes, pela liquidação do Império Habsburgo e pelo estabelecimento do regime bolchevique nas cinzas da Rússia. A primeira versão da "Nova Ordem Mundial", talassocrático-globalista, está agora em vigor, simbolizada pelas instituições duplas da Liga das Nações no Ocidente e do Comintern no Oriente (estabelecido em 1919/20). A revolta de 1937-45 do "Eixo" contra essa Nova Ordem Mundial, assim como a "Segunda Guerra Mundial", é ainda mais irremediavelmente insensata do que a "guerra contra o mundo" desigual de 1914-18 na Alemanha. Após a destruição final da Tradição Européia e das grandes potências europeias durante a década de 1940 (a França perde seu status de grande potência em 1940, a Itália em 1943, a Alemanha em 1945 e a Grã-Bretanha - com seu Império Indiano - em 1947), o manto do campeão da Eurásia recai sobre um candidato eminentemente improvável: a nova Rússia "nacional-comunista" de Stálin. A guerra talassocrática nesta nova cidadela eurasiana assume a forma de um prolongado cerco global: a "Guerra Fria". Exausta e falida por essa luta desigual de quatro décadas, contra os recursos infinitamente superiores da talassocracia global, a União Soviética finalmente entra em colapso em 1991. Francis Fukuyama pôde anunciar o "Fim da História" e George Bush pai pôde anunciar a "Nova Ordem Mundial": Nasce “Globalia”, o "Estado Mundial" sem fronteiras do poder ilimitado das "altas finanças" e do "niilismo cultural" universalista.

Steuckers aponta para a "estreita linha vermelha" ideológica e propagandista que pode ser traçada através da campanha vitoriosa da talassocracia modernista contra a Eurásia tradicionalista: o tema recorrente da “leyenda negra” contra os "perdedores da história". A história moderna é escrita por "aqueles que enforcam heróis": quando, em 1588, a Espanha católica perde sua guerra contra a Inglaterra protestante (e novamente, em 1648, contra a Holanda protestante), é imediatamente estigmatizada como um "Anticristo" derrotado - este é o começo da máquina de propaganda teleológica da “História Whig”. [5] Quando, em 1918, a Alemanha "militarista" perde a guerra contra a Entente "pacifista", ela é imediatamente sobrecarregada com cláusulas de "culpa de guerra" [6]. Quando, 1991, a Rússia soviética "tirânica" perde sua Guerra Fria contra o "Ocidente Livre", ela é permanentemente marcada como o "Império do Mal". [7] A Lügenpresse do Ocidente pós-moderno continua a tecer a mesma "estreita linha vermelha" da política de propaganda no debate geopolítico contemporâneo, uma vez que procura pintar todos os centros de poder internacionais não-globalistas restantes com a mesma tinta da “leyenda negra”. Quando o russo Vladimir Putin resiste ao globalismo e ao niilismo cultural, ele é retratado como um tirano “anti-democrático” sanguinolento. Quando Viktor Orbán da Hungria tenta preservar uma aparência de soberania estatal e coesão étnica para sua nação, ele é retratado como um anti-semita "iliberal". Quando Recep Erdogan, da Turquia, retoma o sistema tradicional de valores e o status de poder regional da Turquia, ele é retratado como um ditador "cripto-islamista". Da mesma forma, todas as organizações e pessoas que resistem ao totalitarismo transnacional e à substituição étnica no "Ocidente Livre" são sistematicamente retratadas como "populistas", "chauvinistas" e "racistas". Na opinião de Steuckers, medidas efetivas contra a doutrinação por meio dessa estratégia de controle mental de "fake history" e "fake news" devem ter a prioridade mais alta possível dentro do movimento eurasianista: “Assim, é apropriado pensar seriamente no cancelamento dos efeitos de todas as leyendas negras através de um esforço concertado em nível global, para todos os Estados europeus, bem como para o Irã e todas as potências dos BRICS”. [8]

Steuckers prediz o futuro do eurasianismo - mais exatamente o neo-eurasianismo que está focado no Estado russo ressuscitado, agora liderado por Vladimir Putin - em um possível renascimento das alianças estratégicas que existiam no mundo pré-1914: “A meu ver, o eurasianismo deve estar focado na re-atualização de projetos como a aliança austro-franco-russa do século XVIII, a Santa Aliança e a Liga dos Três Imperadores ou uma das muitas propostas de aliança franco-germano-austro-russas que foram feitas...antes de 1914!”.

Qual é o sentido da “etnia” dentro do pensamento eurasianista?

“Nullus enim locus sine genio est” – Servius

O "tom" tradicionalista do pensamento eurasianista é claramente evidente em sua visão não-biodeterminista das categorias "raça" e "etnia": no eurasianismo ambos são interpretados como construtos bio-evolucionários predeterminados – e, portanto, não-negociáveis -  de um duplo biológico (físico, fenotípico) e cultural (social, psicológico). A partir dessa perspectiva, toda "nação" constitui uma combinação histórica única de particularidades físicas, psicológicas e espirituais que é expressa de várias maneiras. Essas particularidades incluem uma "largura de banda fenotípica" específica, um "sinal de tom" específico, uma "pegada mundana" específica e um "nicho transcendental" específico; na história cultural elas são conhecidas como "raça", "língua", "cultura" e "religião", respectivamente. – juntas, elas podem ser usados para "triangular" o fenômeno elusivo da "etnia" e para descrever a condição existencial subjetiva de ser um “povo”. Nessa perspectiva, o "racismo científico" é uma contradictio in terminis: uma "medida evolucionária" absolutamente objetiva é impossível de alcançar porque cada povo é adaptado a seu biótopo único de uma maneira única. No máximo, mensurações relativas (variando de medições pré-científicas de crânio e nariz a medições de QI e DNA altamente científicas) podem esperar obter uma descrição funcional de adaptações bio-evolutivas específicas: padrões absolutos de "qualidade humana" não podem ser derivados de tal descrição. Os elementos da cosmovisão tradicionalista que alimentam a visão eurasianista de "raça" e "etnia" podem ser rastreados até Johann Herder (e.g., "nacionalismo idealista") e Julius Evola (e.g., "raça espiritual"). Dito isto, é necessário enfatizar o fato de que o "matiz" tradicionalista do eurasianismo é claramente essencialista: o eurasianismo visa a preservação de "raça" e "etnia" holisticamente definidas, porque reconhece o valor existencial intrínseco de cada elemento único dentro da humanidade como um todo - neste sentido, é diametralmente oposto às ideologias construtivistas da Modernidade (liberalismo, socialismo, comunismo). [9] Dado este objetivo - que pode ser visto como a aplicação dos princípios de “conservação ambiental” à (bio)diversidade humana - o eurasianismo está fadado a rejeitar as interferências na soberania do Estado, na identidade cultural e na integridade territorial dos povos indígenas encontrados dentro do “biótopo eurasiano”. Steuckers expressa esta postura da seguinte forma: “Meu conceito da Eurásia é um pacto de solidariedade confederativo entre todos os povos de ascendência européia, quando necessário expandido para a ocupação de território habitado por outros povos por razões de segurança estratégica vital... A visão etno-diferencialista [10] estipula que os povos não europeus não devem ser forçados a "imitar" os povos europeus, ou a modificar seu substrato natural através da fusão, mistura ou alienação cultural”.

O aspecto "racial" e "étnico" do neo-eurasianismo é estritamente limitado à (re)criação do "espaço respiratório" histórico-cultural para todos os povos indígenas dentro do espaço eurasiático. A esse respeito, Steuckers aponta quatro princípios estratégicos básicos: (1) A necessidade de apresentar uma definição ampla do termo "europeu", que pode incluir todo o conglomerado étnico (branco, "caucasiano") que pode ser linguisticamente definido como indo-europeu, finno-úgrico, basco e caucásico (do norte, sul e leste). (2) A necessidade de uma incorporação pragmática dos povos indígenas uralo-altaicos (e.g. turcófonos) dentro de um "lar europeu" compartilhado com base na segregação étnica voluntária e na autonomia territorial limitada. (3) A necessidade de criar uma estrutura institucional informal para a coexistência pacífica com os outros quatro grandes pólos civilizacionais que estão diretamente adjacentes ao polo civilizatório eurasiano (cristão): (zoroastriano) Irã, Índia (hinduísta), China (confucionista) e (xintoísmo) o Japão. É do interesse natural do Heartland da Eurásia que a expansão civilizacional desses outros quatro pólos autônomos seja simplificada em uma direção norte-sul. Assim, o Irã tem uma "missão" natural e civilizacional em todo o Oriente Médio, a Índia, em toda a esfera sul-asiática, a China, em todo o sudeste asiático e o Japão, em toda a área asiática da “Orla do Pacífico”.(4) A necessidade de uma aliança geopolítica pragmática com todos os povos ultramarinos de ascendência européia, especialmente com a anglosfera ultramarina e os Estados Unidos pós-globalistas. Tal aliança pode basear-se na Realpolitik Amer-Eurasianista "corrigida" proposta pelo Zbigniew Brzezinski mais velho e na visão da "aliança boreal" Arqueofuturista de Guillaume Faye.

Steuckers segue nomeando explicitamente os principais oponentes do Projeto Neo-Eurasiano: estes são as várias formas virulentas do globalismo hiperuniversalista e do primitivismo missionário que estão enraizadas na regressão psico-histórica à "Idade das Trevas" da (Pós-)Modernidade. As ilusões construtivistas radicais enraizadas no materialismo histórico do "Iluminismo" e nos barbarismos niveladores enraizados no neo-primitivismo reacionário, constituem um perigo mortal para todas as formas de identidade coletiva autêntica que se enquadram no guarda-chuvas protetor do neo-eurasianismo: religião, cultura, língua e etnia. Steuckers identifica o neoliberalismo missionário (atavismo sócio-econômico baseado no hiperindividualismo pós-protestante focado no poder americano) e o islamismo missionário (regressão sócio-econômica baseada no hipercoletivismo pós-islâmico focado no poder saudita) como as ameaças mais mortais. Na opinião de Steuckers, não é coincidência que essas duas ideologias "missionárias" tenham concluído uma aliança (geopolítica) estratégica. Mas, pela primeira vez em uma geração, fraturas por estresse estão começando a aparecer na Nova Ordem Mundial neoliberal-islamista ("americano-saudita"). O programa provisório que está sendo apresentado pela eminência parda de Donald Trump, Steve Bannon, aponta para uma reavaliação da estratégia americana de hegemonia global - uma reavaliação que é estimulada pelo simples cálculo do “overstretch imperial” dos EUA e do “milagre econômico” da China. De fato, o programa de Bannon pode ser tipificado como amplamente alinhado com a avaliação de Steuckers da falência ideológica efetiva do globalismo americano: “...É necessário que a América do Norte retorne a uma visão de mundo aristotélica e renascentista limpa de todos os remanescentes de puritanismo confuso - o fanatismo pseudo-teológico que sufoca o espírito de equilíbrio, atenção e harmonia - para que possa novamente conceber uma aliança com as potências do Velho Mundo”.

Qual é o significado do “nacionalismo” no pensamento eurasiano?

“O Império Contra-Ataca”

Como o eurasianismo não visa apenas um grau máximo de soberania para todos os povos europeus, mas também reconhece a necessidade de um mecanismo de defesa compartilhado, ele precisa definir o papel e a função precisos dos muitos tipos diferentes de nacionalismo que existem ao lado - e contra - uns aos outros na "Europa das Nações" contemporânea. Nesse sentido, Steuckers distingue duas visões diametralmente opostas da "Europa": a visão tradicional "dura" e a visão moderna "suave". Como a visão “dura” inspirada na Tradição foi removida da experiência européia vivida por tanto tempo – ao ponto de ter até mesmo desvanecido da memória coletiva - é importante introduzir a análise de Steuckers da “Europa das Nações” nacionalista, "por meio de um breve lembrete da visão tradicionalista da autoridade supranacional (i.e. “sobrenacional” natural). É importante distinguir esta visão da realidade moderna de formas transnacionais de autoridade (ou seja, "anti-nacionais"), como exemplificado pelas "instituições de letras" globalistas (ONU, FMI, NATO, UE, etc.).

De uma perspectiva tradicionalista, a única forma de autoridade supranacional que é verdadeiramente legítima baseia-se no que Carl Schmitt chamou de Ernstfall, viz. a Auctoritas transcendentalmente sancionada e o poder de Imperium carismaticamente sancionado, que estão baseados em um perigo claro e presente coletivamente reconhecido e coletivamente ameaçador.[11] Para o Projeto Eurasianista isto significa concretamente que existe apenas um tipo de autoridade supranacional que é verdadeiramente legítima e que pode (temporariamente) exceder a das instituições soberanas dos povos europeus, viz. o "poder de emergência" para afastar uma agressão física ao espaço eurasiano como um todo - e mesmo esse "poder de emergência" só pode ser adequadamente exercido se ele aderir ao princípio da subsidiariedade em um grau máximo. Nesse sentido, Schmitt aponta para a funcionalidade central da autoridade tradicionalista do Katechon: a escatologia bíblica aponta explicitamente para o Katechon como o "guardião" transcendentalmente legítimo da Cristandade - e, portanto, de toda a tradição cristã européia. Do ponto de vista tradicionalista, todas as outras formas de "autoridade" transnacional - sejam elas inspiradas pela hegemonia nacionalista (Europa Franco-Napoleônica, Europa Germano-Hitlerista) ou pela ideologia histórico-materialista ("União Soviética", "União Europeia") - é ilegítimo. O nadir iminente da Crise do Ocidente Moderno, caracterizado pelas emergências convergentes de substituição étnica, mudanças climáticas antropogênicas, "tecnoapocalipses" trans-humanistas e implosão social hiper-matriarcal, demanda um recurso coletivo urgente à Auctoritas do Katechon. Mais urgente é a necessidade de uma defesa comum e contra-ofensiva contra a invasão e colonização bárbaras da Europa Ocidental e da anglosfera ultramarina: a necessidade urgente de combater eficazmente o projeto de “imigração em massa” que é imposto aos povos europeus por ideólogos globalistas justifica a nomeação de um novo Katechon mundano como um novo “guarda fronteiriço” para a Tradição Européia. [12] Faute de mieux, o neo-eurasianismo considera a Rússia, que recentemente se elevou das cinzas de setenta anos de bolchevismo e dez anos de globalismo, como um possível Último Katechon. Dentro da Rússia, há sinais de um desenvolvimento sociocultural que aponta para a realização gradual desta possibilidade: a restauração da soberania do Estado russo sob Vladimir Putin, a ressurreição da Igreja Ortodoxa Russa sob o Patriarca Kirill e a formulação coerente de um discurso metapolítico alternativo sob Aleksandr Dugin. Cada vez mais, a direção anagógica desses desenvolvimentos está em um contraste cada vez mais claro com a direção "catagógica" do desenvolvimento sociocultural no "Ocidente" (definido como a "Orla Atlântica" européia mais a Anglofera ultramarina).

Quase imediatamente após a queda da ditadura comunista na Europa Oriental (a União Soviética se aboliu em 1991), uma ditadura globalista foi introduzida na Europa Ocidental (a União Européia foi estabelecida em 1992): o “Bloco Oriental” foi substituído por um “Bloco Ocidental”. Este novo bloco ocidental, caracterizado por uma ideologia anti-tradicional extrema e uma cultura xenófilo-matriarcal, em que todas as formas autênticas de autoridade e identidade estão sendo dissolvidas como em ácido, ameaça agora a sobrevivência física dos povos europeus de maneira muito mais direta do que o antigo Bloco Oriental já fez. Enquanto o Bloco Oriental insistiu, ao menos teoricamente, em uma superação anagógica do nacionalismo europeu e em uma "fraternidade" equilibrada de nações separadas, o Bloco Ocidental insiste em uma desconstrução física dos povos europeus por meio do anti-natalismo (através de implosão social) e da substituição étnica (através da imigração em massa). Os antigos Estados do Bloco Oriental da Europa Central que foram absorvidos pelo Bloco Ocidental depois de 2004 agora reconhecem essa diferença - esta é a causa mais profunda da resistência militante dos Estados Visegrad contra o Diktat de Bruxelas sobre "fronteiras abertas". É irônico, no entanto, que o "pequeno nacionalismo" europeu esteja realmente ajudando a burocracia de Bruxelas na implementação de sua política antieuropeia: conflitos de interesse "míopes" e de curto prazo e artificialmente ampliados entre os povos europeus estão distraindo-os de seu interesse comum muito mais substancial, viz. a preservação da civilização ocidental. Exemplos de tais “conflitos” artificiais são a divisão norte-sul após a “Crise da Dívida Soberana Européia” de 2010, a divisão oeste-leste após a absorção russa da Criméia em 2014 e a divisão continental-insular após o “Brexit” de 2016. Nestes casos, as divisões “pequeno-nacionalistas” são realmente “engendradas” - e impiedosamente exploradas pela propaganda midiática - no cenário artificial de uma ofensiva globalista cuidadosamente disfarçada, mas global, contra o amplo conglomerado de todos os Estados nacionais europeus e todos povos europeus juntos.

As recentes tendências "separatistas" nos Estados europeus existentes (a secessão do Kosovo em 2008, o referendo sobre a independência escocesa de 2014, a "declaração de independência" catalã de 2017) ilustram a aguda relevância contemporânea do "pequeno nacionalismo". O duplo fardo da jurisprudência internacional anacrônica (Vestfália: soberania estatal indiferenciada) e fronteiras territoriais anacrônicas (Versalhes: fronteiras estatais arbitrárias) reforça uma tendência política em direção ao "menor denominador étnico". Steuckers aponta para o efeito da estratégia globalista de divide et impera que opera fortalecendo a "visão suave" moderna às custas da tradicional "visão dura" da geopolítica européia. Ele traça as origens históricas da "visão suave" ao limiar da Idade Moderna, apontando para o fato de que Francisco I da França (r. 1515-47) foi o primeiro a obter uma soberania moderna (absolutista) às custas da autoridade superior (supra-nacional) tradicional do imperador romano-germânico, in casu Carlos V (r. 1519-56) - ele também foi o primeiro monarca europeu a trair a Europa por uma aliança não-européia (otomana). A escalada da “balcanização” geopolítica da Europa - institucionalizada formalmente no Tratado de Vestfália (1648) - teve o duplo efeito de negar todas as formas de autoridade supranacional tradicionalmente legítima, bem como de fomentar formas modernas ilegítimas de poder transnacional e de intervenções não-europeias. Ela encoraja conflitos "micronacionalistas" na Europa e priva a Europa como um todo de um mecanismo de defesa partilhado: torna a Europa fraca. A visão dura, baseada na soberania subsidiária (em camadas, delegada), finalmente desaparece da realpolitik européia com o colapso de suas últimas instituições com status de Katechon no final da Primeira Guerra Mundial (o Katechon romano-ocidental abstratamente representado pelo Império Habsburgo e o Katechon romano-oriental abstratamente representado pelo Império Romanov). Daquele ponto em diante, o processo de “involução” política em direção a “Estados-nação” cada vez menores torna-se irreversível - atinge seu clímax no derretimento de alguns dos estados multiétnicos artificiais que foram “congelados” durante a Guerra Fria (União Soviética, Iugoslávia, Tchecoslováquia). Assim, a Europa está atualmente dividida em mais de cinquenta Estados e micro-Estados – parcialmente reconhecidos – e suas tendências centrífugas permanecem fortes. A reintrodução da visão dura da geopolítica européia é uma pré-condição absoluta para superar o "pequeno-nacionalismo" fútil e enervante, para combater as estratégias globalistas de “dividir-para-conquistar” e para salvar os povos europeus do Götterdämmerung físico e psicológico da Umvolkung (substituição étnica) e Entfremdung (perda sociocultural da identidade).

Qual é a alternativa eurasianista para a “Globalia”?

"Ceterum censeo Carthaginem esse delendam" – Catão, o Velho

Para responder adequadamente à pergunta que encabeça este parágrafo, é necessário um entendimento básico dos objetivos geopolíticos da "elite hostil" globalista. Para esse fim, Steuckers oferece uma análise útil dos representantes mais extremos do projeto globalista da "Nova Ordem Mundial": os "neocons" que sequestraram a política externa americana após o coup d’état do 11 de Setembro. Steuckers os descreve como "trotskistas reinventados" que estão aplicando o princípio da "revolução permanente" em escala global para manter a hegemonia "unipolar" da superpotência americana como um "cão de guarda" político e militar útil para seu verdadeiro mestre: os banqueiros informalmente globalistas do regime. Existem, de fato, sobreposições pessoais e ideológicas diretas entre os neocons niilistas do início do século XXI e os “intelectuais nova-iorquinos” trotskistas do final do século XX: já em 2006 Francis Fukuyama apontou para o fato de que a ideologia neocon é dedicada ao princípio leninista-trotskista de "acelerar a história" pela implacável aplicação da força bruta e do crime calculado. A estratégia geopolítica unipolar dos neocons é caracterizada por um uso deliberado de todos os meios concebíveis de "truque e terror" para alcançar a desestabilização de todos os outros pólos (potenciais) de poder ao redor do mundo. A superpotência americana pode não ser suficientemente forte para "governar o mundo" diretamente, mas fornece um instrumento perfeito para degradar todos os outros pólos de poder por meio de uma combinação cuidadosamente calibrada de manipulação econômica, subversão política e intervenção militar. Assim, a "Doutrina de Choque do Capitalismo de Desastre" é a arma de escolha dos neocons para alcançar uma cultura consumista mundial ("McMundo") e uma divisão de trabalho global ("mundo plano do livre-comércio"). Da mesma forma, “Revoluções Coloridas/Floridas”(“soft power” e subversão sociopolítica por black ops) são sua arma padrão para introduzir práticas 'democráticas' corruptas - e portanto facilmente manipuláveis - em Estados recalcitrantes (por exemplo, a “Revolução das Rosas” da Geórgia em 2003, a "Revolução Laranja" da Ucrânia em 2004 e a "Revolução do Lótus" do Egito em 2011). Finalmente, "mudança de regime" é a sua arma de último recurso para a remoção forçada de "ditadores" irremediavelmente delinquentes (por exemplo, Manuel Noriega 1989, Saddam Hussayn 2003, Muammar Ghadaffi 2011).

Mesmo que a aplicação mais visível do arsenal neoconservador ocorra fora do Ocidente e fora do mundo aliado do Ocidente (flexivelmente definido como uma “comunidade internacional” orwelliana maleável), a estratégia dos trotskistas neocons em relação à Europa é basicamente a mesmo. Nesse sentido, Steuckers aponta para o papel crucial da Alemanha: para manter sua Nova Ordem Mundial é de vital importância que os neoconservadores controlem e restrinjam o Estado-nação geograficamente, demograficamente e economicamente dominante da Europa. A destruição militar do Terceiro Reich foi seguida por ocupação militar permanente, "desnazificação" sistemática, doutrinação pacifista e status tributário permanente (Wiedergutmachung, união monetária do euro, "ajuda para desenvolvimento"). Os neocons “...consideram a Europa como um espaço neutralizado, nominalmente governado por palhaços sem qualquer autoridade real, uma região castrada que pode ser saqueada à vontade”. Mas, ainda assim, permanece um "perigo alemão" no coração da Europa: apesar de seu tributo econômico servil, sua humilde política externa e seu politicamente correto subserviente, a Alemanha continua sendo uma ameaça potencial permanente ao globalismo unipolar dos neoconservadores devido a sua inigualável produtividade econômica, sua notável coesão social e sua indomável tradição intelectual. Nem o custo estupendo da Wiedervereinigung, nem a despesa monstruosa do euro, nem o peso colossal da "Crise da Zona Euro" foram capazes de retardar substancialmente a locomotiva socioeconômica da Alemanha. É com essa realidade em mente que a estratégia globalista do Umvolkung pode ser entendida: somente a substituição física do povo alemão oferece uma "esperança" realista para a eliminação permanente do "perigo alemão". O fato de que este programa de substituição étnica por atacado - historicamente sem precedentes em escala - é concebível só pode ser entendido adequadamente contra o fundo específico do profundo trauma psicológico e do longo pré-condicionamento politicamente correto da Alemanha. A realidade contemporânea da violação física da Alemanha - atualmente realizada através de taḥarruš jamā'ī e jihād bi-ssayf (estupro sistemático e abate ritual) - só pode ser verdadeiramente entendida em vista de sua violação psicológica precedente. [13]

A estratégia globalista sistemática da Deutschland ad acta legen [14] fornece um lembrete misterioso da estratégia de longo prazo de Roma em relação ao seu arquiinimigo Cartago: é útil para os europeus contemporâneos que mergulharam na estagnação urbano-hedonista recordar essa lição histórica e revisitar os severos mecanismos políticos de poder que determinam o curso da história humana. Semelhante a Cartago após a Primeira Guerra Púnica (264-241 a.C.), a Alemanha foi submetida a uma grotesca amputação territorial e elevados pagamentos de reparações após a Primeira Guerra Mundial - em ambos os casos, essa pressão levou à fraqueza internacional e conflitos internos (perda de poderio naval, de prestígio diplomático e de estabilidade política). Em ambos os casos, a crise que se seguiu à derrota finalmente causou um notável renascimento "nacionalista": em Cartago, isso tomou a forma do "Império Bárcida" e na Alemanha, assumiu a forma do Terceiro Reich. Em ambos os casos, esse renascimento levou a um confronto renovado com o arquiinimigo implacavelmente invejoso. Semelhante a como Roma encontrou um casus belli espúrio, mas conveniente, contra Cartago em “Saguntum”, a Inglaterra e a França procederam contra a Alemanha com base em “Danzig”. Semelhante à Segunda Guerra Púnica (218-201 aC), a Segunda Guerra Mundial representa o auge dramático de um confronto profundamente existencial em que o perdedor foi inevitavelmente consignado ao inferno historiográfico, representando um "Mal Absoluto" arquetípico e semi-metafísico. O líder guerreiro cartaginês Aníbal Barca abalou as fundações existenciais de Roma e, assim, pensadores romanos como Lívio e Cícero tinham que descrevê-lo como a ameaça mais monstruosa que a civilização romana já enfrentara: para eles, Aníbal era a reencarnação da crueldade bárbara e do abismo demoníaco. Semelhante a como o provérbio latino Hannibal ante portas veio expressar os medos existenciais de Roma, o nome do líder guerreiro alemão Adolf Hitler chegou a expressar a angústia existencial do mundo ocidental do pós-guerra (reductio ad hitlerem...). Semelhante à Segunda Guerra Púnica, a Segunda Guerra Mundial terminou com amputações territoriais ainda maiores e pagamentos de reparações ainda mais monstruosos. Semelhante a Cartago após a Segunda Guerra Púnica, a Alemanha ficou sob a tutela militar, política e econômica direta dos vencedores da Segunda Guerra Mundial: para eles, o status vassalo da Alemanha constitui um permanente "direito de conquista". Em ambos os casos, o vencedor considera o arquiinimigo derrotado como uma fonte permanente de tributo, com direito a não mais do que um grau limitado de autonomia doméstica – para o vencedor, o arquiinimigo derrotado nunca deve ter permissão de voltar à plena igualdade. Mesmo assim, para o vencedor, a sobrevivência física e a resiliência socioeconômica do inimigo derrotado, juntas, representam uma fonte latente, mas permanente, de medo e insegurança. Isso explica a política de grotesca interferência de Roma nos assuntos internos do Estado cartaginês após a Segunda Guerra Púnica - um fenômeno que é estranhamente refletido na sistemática política globalista vis-à-vis a região alemã desde a Segunda Guerra Mundial. Em ambos os casos, os recursos naturais, a alta produtividade e o caráter cultural do inimigo derrotado continuam sendo uma fonte constante de ambição, inveja e medo: ceterum censeo Carthaginem esse delendam é o sentimento dominante. Semelhante à forma como a Cartago independente teve que morrer para o poder mundial romano viver, a Alemanha tem que desaparecer para que o poder mundial globalista se torne permanente. E assim, finalmente, depois de ter explorado, manipulado e enganado Cartago ao máximo - a ponto de forçá-la a entregar suas melhores armas e melhores pessoas - Roma abandona sua máscara: apresenta uma demanda aberta para que o antigo e rico porto comercial se desmonte, queime a si mesmo e "substitua a si mesmo", deslocando-se para o interior e reinventando-se como colônia agrícola. Confrontada com essa demanda final após décadas de "apaziguamento" auto-iimposto e auto-humilhante, Cartago finalmente encontra a coragem de se levantar e morrer com honra - e em liberdade. A Terceira Guerra Púnica (149-146 a.C.) não é tanto uma guerra como uma execução: o resultado da luta entre a Roma onipotente e a Cartago moribunda é uma conclusão autoevidente. Depois de uma heróica luta até a morte, Cartago é aniquilada: a cidade queimada é nivelada ao solo, sua população dizimada é vendida como escrava e suas terras conquistadas foram semeadas com sal. É - apenas - concebível que a Alemanha finalmente, se confrontada com uma demanda globalista aberta por auto-aniquilação através da substituição étnica total, opte por um Ende mit Schrecken ao invés de um Schrecken ohne Ende [15]. O cenário mais realista, no entanto, é a completa materialização do espectro que já está assombrando a Europa: um "buraco negro" psico-histórico e geopolítico "ex-alemão" que está engolindo a totalidade da Europa (ocidental) em um processo historicamente inigualável de auto-aniquilação sadomasoquista. É essa trajetória de autodestruição gradual que Frau Merkel está buscando para a Alemanha como uma alternativa paliativa para a heróica guerra wagneriana até a morte que foi travada por Cartago. Talvez ela nem mesmo possa ser culpada por sua escolha: quem sabe que vingança aterrorizante o povo alemão causaria se acordasse dos calmantes sedativos que a "enfermeira Merkel" está administrando no período que antecede sua eutanásia "voluntária"?

Neste contexto, o significado pleno da análise geopolítica de Steuckers finalmente faz sentido: “A "Europa de quatro" que nós vemos atualmente diante de nossos olhos é a vítima voluntária do globalismo que é imposto pela hegemonia americana. [...] Neste sentido, a atual Europa covarde está efetivamente sujeita aos ditames das "altas finanças" internacionais”. Steuckers faz uma análise clara do que é necessário para escapar das garras do regime dos banqueiros globalistas: nada menos que um novo Renascimento Europeu, baseado na restauração da máxima autarquia econômica (reindustrialização sistemática, tratados comerciais estratégicos comércio, oferta de moeda desprivatizada), uma reintrodução de formas socioeconomicamente equilibradas de ordo-liberalismo (Modelo da Renânia, Socialismo Keyseniano) e uma re-orientação geopolítica em relação à multipolaridade (Confederação Eurasiana, Aliança Boreal). Um novo curso geopolítico em face da tempestade globalista requer não apenas um esforço europeu unificado, mas também uma estratégia europeia de navegação inteligente entre os novos polos de poder geopolíticos: “...Para libertar-se do domínio estrangeiro...[a Europa deve] priorizar as relações Euro-BRICS ou Euro-Xangai, [16] para que possamos nos libertar do vício da propaganda da mídia americana e do banalismo de Wall Street, no qual estamos sufocando atualmente. A multipolaridade nos proporciona um meio de jogar uma mão forte...no campo da política internacional”.

 
Qual é a perspectiva eurasianista sobre o programa globalista de “substituição étnica”?

“La vérité, l’âpre vérité” – Danton

Steuckers apreende a funcionalidade fundamental da política globalista de “substituição étnica”, ou o que ele denomina a “Grande Substituição”: ela constitui uma ferramenta geopolítica que serve para enfraquecer permanentemente o pólo de poder geopolítico europeu pelo afogamento da Europa nas crises econômicas e sociais são os efeitos colaterais inevitáveis da superpopulação criada artificialmente e pela “diversidade” étnica radicalmente antinatural (sobrecarregando a infraestrutura, diminuindo a produtividade econômica, minando o Estado de direito, destruindo a coesão social). Ele aponta para os simples interesses materiais que são servidos pelo impiedoso projeto de substituição étnica: “Primariamente, a ordem neoliberal pode ser entendida como uma forma de capitalismo financeiro – não-industrial e não-patrimonial - que apostou no curto prazo através da especulação, da securitização, da dolarização, ao invés de em investimentos, em pesquisa e desenvolvimento, no longo prazo, na consolidação lenda e metódica dos conhecimentos, etc. ... [É] uma ideologia nebulosa, inaplicável de tão irreal...”. Assim, na perspectiva de Steuckers, o neoliberalismo é efetivamente uma “cortina de fumaça” para esconder o “esquema Ponzi” de pirataria financeira míope em escala global.

A análise que Steuckers faz da “Grande Substituição” é especialmente interessante na atenção que ele dá às suas consequências inumanas para os milhões de “migrantes” que foram recentemente trazidos para a Europa da Ásia e da África pelas políticas globalistas. Ele aponta para o fato de que esses novos “ilegais” tendem a ser reduzidos a uma verdadeira “escravidão”, caindo vítima de inúmeras formas de exploração bestial. “As correntes migratórias heterogêneas recentes diferem das ondas anteriores de imigração legal para a Europa: através de sua ilegalidade, elas geram uma exploração cruel que leva a uma nova forma de escravidão que não poupa nem as crianças (que compõem metade da nova população escrava!) que acabam caindo vítimas da prostituição. Adicionado a este problema deve ser o tráfico de drogas e órgãos. Essa "economia paralela" também corrompe o aparato policial e os sistemas judiciários... Esses problemas terríveis e inimagináveis e o destino cruel dos ilegais explorados, as crianças que acabam na prostituição descontrolada, os pobres coitados que vendem seus órgãos, os trabalhadores intermitentes precarizados que são forçados a trabalhos perigosos - esses problemas são ignorados pelos falsos "humanistas" que estão exibindo suas "consciências limpas" quando estão defendendo os "ilegais", mas que são realmente cúmplices de organizações criminosas. Esses sindicatos do crime podem continuar suas atividades lucrativas sem serem perturbados - como "idiotas úteis", esses humanistas...são efetivamente cúmplices do crime: estão facilitando os crimes contra pessoas pobres e desenraizadas que carecem de proteção básica. Assim, nossos pregadores do discurso "humanista" da falsa preocupação são culpados como cúmplices dos crimes cometidos por cafetões, donos de escravos e traficantes de seres humanos. Sem a mobilização "humanista" das "consciências limpas", esses criminosos não seriam capazes de fazer seu trabalho criminoso com tanta facilidade”.

A dura análise que Steuckers faz do pseudo-humanismo repreensível dos “justiceiros sociais” e da intelligentsia “baizuo” dá uma contribuição importante para a crescente compreensão pública dos interesses diretos que são servidos pela continuação da estratégia globalista de “Grande Substituição”. Nesse sentido, a análise de Steuckers pode ser considerada como o prego intelectual derradeiro no caixão do discurso falido das “fronteiras abertas”. [17]

Qual é o diagnóstico eurasianista da pós-modernidade ocidental?

“Hoje, nós não estamos testemunhando uma crise civilizacional, mas um velório de seu cadáver”. – Nicolás Gómez Dávila

Steuckers interpreta a realidade existencial do Ocidente contemporâneo a partir da perspectiva do que o tradicionalismo chama de "Crise do Ocidente Moderno". Ele aponta para os aspectos absurdos - até mesmo "idiocráticos" - da degradação política sem precedentes que só podem ser entendidos como deliberadamente planejados. Segundo esta perspectiva, a grande maioria dos políticos ocidentais não são mais que insignificantes “'cornos' e 'prostitutas' que tropeçam em uma corrupção atrás da outra, apenas para finalmente mergulhar em alguma outra perversidade”. A "intelligentsia" ocidental não é mais do que “festeiros com morte cerebral que têm a temeridade de se chamar de "humanistas"”. Para Steuckers, todo o empreendimento político pós-moderno nada mais é do que “tecnocratismo sem substância ética”, liderado por “uma série de políticos sem visão e escrúpulos”, caindo em “um vazio ético-político que culmina na implosão da nação”. O resultado é uma dissolução completa da soberania estatal, da ordem jurídica, da identidade étnica e da coesão social. Na opinião de Steuckers, a França representa o "ground zero" europeu do processo "desconstrutivo" globalista pós-moderno: “[...] desde Sarkozy e Hollande, a França nada mais é que uma sombra caricata de seu antigo eu, uma perversão invertida de seu original político e diplomático gaullista”.

Na esfera educacional, Steuckers percebe sinais claros de degeneração cultural terminal, acelerada pela tecnologia moderna mal aplicada e resultando em demência digital, caracterizada por um declínio combinado da resistência intelectual, da atenção e das habilidades sociais. “O declínio nos padrões educacionais, que agora estipulam que o professor deve procurar se 'nivelar' com seus alunos para ganhar sua atenção, e negligência da literatura, da arte e da música - campos que permitam aos jovens praticar o altruísmo - está levando as novas gerações a um abismo de desumanização...”. O impacto psicossocial dessa degeneração educacional causa uma aceleração na "psiquiatrização" da sociedade ocidental como um todo. A este respeito, Steuckers aponta para os resultados de pesquisas recentes na Bélgica: “Entre a população em geral, especialistas estão percebendo o desaparecimento da 'normalidade' e uma tendência decadente que está se aproximando do é conhecido na profissão psiquiátrica como o "limítrofe", ou seja, o nível mínimo crítico aceitável para o comportamento socialmente ajustado - um "limite" que é violado por um número crescente de cidadãos, resultando em formas de loucura mais ou menos “suaves”, bem como em formas mais ou menos perigosas. Assim, na Bélgica, 25% da população está sob tratamento, 10% usa antidepressivos e o número de crianças e adolescentes que são forçadas a tomar ritalina apenas na região da Flandres duplicou entre 2005 e 2009 e Flandres é agora a segunda região europeia em frequências de suicídios...”. Deve-se acrescentar que nas regiões do norte dos Países Baixos a mesma tendência talvez seja ainda mais pronunciada: a esfera pública holandesa é agora caracterizada por regressão infantil, agressão narcisista e "idiocracia" comercialmente patrocinada (fenômenos promovidos pela televisão "celebridades” televisivas como o “coach motivacional” Emile Ratelband, a “personalidade modelo” Paul de Leeuw e o “anestesista moral” Jeroen Pauw).

Característica da implosão psicossocial do Ocidente pós-moderno é uma perda radical de todas as formas autênticas de identidade tradicional (etnia, religião, casta de nascimento, faixa etária, gênero, vocação pessoal). A este respeito, Steuckers aponta para a ligação clara entre a “desconstrução” consistente e deliberada da identidade e a insanidade atualizada: “Sem identidade, sem tradição, sem "núcleo" interior, as pessoas se tornam instáveis e insanas... Sem exageros, pode-se afirmar que aqueles que lutam contra nós em nome de suas ilusões e delírios são realmente insanos: são loucos, dirigindo seus contemporâneos através da “fronteira"”.

Qual é o prognóstico eurasianista para a pós-modernidade ocidental?

“O Fim do Caso”

Steuckers é da opinião de que a carência estrutural de uma oposição política identitária e patriótica à “elite hostil” globalista da Europa é o resultado de uma combinação fatal de feudos pessoais em sua liderança, da islamofobia politicamente oportunista (que confunde a ideologia do “islamismo” - wahhabismo e salafismo - com o Islã enquanto Tradição) e de definições míopes de interesses nacionalistas (estreitos). A tendência para o Alleingang (hiper)nacionalista que marca a história européia recente - e que ainda divide as nações européias - está facilitando o projeto globalista anti-europeu. Nesse sentido, Steuckers aponta para o grande valor da visão alternativa do eurasianismo: somente uma ativação confederativa de um “bloco imperial” eurasiano de Estados soberanos pode proteger os povos da Europa contra a “talassocracia” globalista que se encontra baseada no Eixo Trans-Atlântico/Anglossaxão. O próximo passo lógico seria a neutralização do globalismo com base em uma "aliança boreal" entre o bloco eurasiano e os povos ultramarinos de ascendência européia.

Em última análise, Steuckers não está otimista em relação às chances de uma tradução de curto prazo da visão metapolítica do eurasianismo em um projeto do mundo real. Em sua opinião, a construção de uma rede alternativa de coordenação de instituições metapolíticas é uma condição prévia absoluta para um desafio bem-sucedido contra "elite hostil" politicamente correta que agora controla as universidades, a mídia e os think tanks da Europa. Só essa rede alternativa pode organizar uma estratégia coordenada de punções (debates, protestos, preparação eleitoral). Deve-se acrescentar que instalações materiais estáveis (assistência jurídica, financiamento sindical, instalações de segurança profissional) são pré-condições absolutas para qualquer estratégia política e militante viável de resistência cívica pacífica e legítima.

Steuckers prevê que a Nova Ordem Mundial globalista e seu discurso fundacional sessenta-e-oitentista de neoliberalismo e marxismo cultural eventualmente entrará em colapso, mas somente após um colapso total da civilização ocidental em uma catástrofe de proporções sem precedentes. Ele supõe que o Ocidente deve beber sua taça de "construtivismo" - a ilusão assombrosa e hiper-humanista de “liberdade” e “igualdade” universais, absolutas - até seus últimos resíduos amargos. Os utópicos sonhos à lá “Imagine” dos sessenta-e-oitentistas - os devaneios angélicos do "progresso" e da "construtibilidade" que ocultam as práticas reais de babyboomers possuídos por demônios - tornar-se-ão pesadelos da vida real para as próximas gerações: esses incluem os o ataque asiático e africano de Gog e Magog contra o “Campo dos Santos” europeu e o “Apocalipse Zumbi” da implosão social matriarcal [18]. “De acordo com o ditado que “Quem quer interpretar o anjo interpretará a besta”... Aqueles que ignoram os sinais de trânsito e os limites de velocidade [da civilização] e que derrubam a ordem estabelecida em nome do 'progresso' (aqueles que acham que estão isentos das regras do empirismo) desencadearão uma crise que tornará seus sonhos totalmente impossíveis por pelo menos dez gerações - a menos que realmente enfrentemos uma implosão total e final da civilização [ocidental]... Com relação às soluções que podemos propor: são totalmente inúteis porque o sistema anula toda forma de crítica construtiva. Assim, o sistema terá que completar totalmente o ciclo de sua própria lógica [destrutiva] – ele é incapaz de lidar com a menor dose de correção democrática, porque se baseia na suposição de que existe uma solução "construtivista" para todos os problemas. Este cálculo provou não ser apenas defeituoso, mas completamente errado. E assim tudo entrará em colapso - diante de nossos olhos. Desfrutaremos da derrota total de nossos inimigos, mas amargamente choraremos pelo infortúnio de nossos povos”.

Coda

Apesar da validade disputada do modelo dialético fichteano-hegeliano (tese-antítese-síntese) na filosofia pura, ele permanece valioso como uma ferramenta heurística nas ciências da cultura filosoficamente inspiradas. Projetado na história européia, lança luz sobre padrões cíclicos de punctus contra punctum, padrões que são consistentemente seguidos por uma recapitulação sublime. Um elemento "faustiano" de ressurreição auto-superadora torna-se visível - não apenas na metade heroico-pagã, mas também na metade ascético-cristã da tradição européia. Assim, é justo que Le Rouge et Le Noir termine com uma nota que faça justiça a ambos:

Was Gott tut, das ist wohlgetan,
Dabei will ich verbleiben.
Es mag mich auf die rauhe Bahn
Not, Tod und Elend treiben.
So wird Got mich
Ganz väterlich
In Seinen Armen halten:
Drum lass ich Ihn nur walten.

“O que Deus faz, é bem feito,
Me apegarei a isso.
Ao longo do duro caminho
Dificuldade, morte e infortúnio podem me levar.
Mas Deus vai,
Como um pai,
Me segurar em Seus braços:
Por isso deixo que somente Ele governe.”
- BWV 12

Notas

[1] O arcanjo São Miguel é o patrono da cidade de Bruxelas.

[2] Cf. https://www.geopolitica.ru/en/article/archaeo-futurist-revolution .

[3] Cf. https://www.geopolitica.ru/en/article/identitarian-revolution-dutch-preliminaries e  http://www.identitair.com/ ‘About us’.

[4] Para o contexto meta-histórico e ascensão histórica da modernidade talassocrática cf. Alexander Wolfheze, The Sunset of Tradition and the Origin of the Great War. Newcastle upon Tyne: Cambridge Scholars, 2018. Deve-se notar que este livro está atualmente - até 1 de dezembro de 2017 - temporariamente disponível com um desconto promocional em https://www.cambridgescholars.com/the-centenary-of-armistice-cambridge-scholars-publishing .

[5] A honra dúbia de ter escrito a última obra purista da história whig pertence a ninguém menos que Winston Churchill, que começou seu "Uma História dos Povos Anglófonos" entre os seus infames "gols contra" na Primeira e Segunda Guerra Mundiais, alternativamente chamado "Coisas na História que me interessam" por Clement Atlee. Observe que em 1898 a difamação historiográfica da Espanha foi brevemente revivida por jornalistas americanos para sustentar a retórica de "falsa bandeira" que precedeu a Guerra Hispano-Americana.

[6] Artigo 231 do Tratado de Versalhes.

[7] O ator hollywoodiano Ronald Reagan ‘escrevendo história’ em 1983.

[8] As potências do BRICS - Brasil, Rússia, Índia, China e África do Sul - são o foco atual dos esforços neo-eurasianistas por criar uma visão global multipolar.

[9] Para um rascunho básico da dicotomia essencialista/construtivista cf. https://www.geopolitica.ru/en/article/identitarian-revolution-dutch-preliminaries (introduction).

[10] Uma referência aos princípios dos narodniks,"proto-etnonacionalistas" russos do século XIX, que sobreviveram nas políticas étnicas da União Soviética no século XX.

[11] Cf. https://www.geopolitica.ru/en/article/dutch-ernstfall .

[12] Cf. https://www.geopolitica.ru/en/article/broken-arrow .

[13] Cf. Alexander Wolfheze, ‘Hellstorm’, Journal of Eurasian Affairs 5 (2018, 1) 25-48 (versão digital gratuitamente disponível em https://issuu.com/altuhoff/docs/ea-5-web ).

[14] Cf. Rolf Peter Sieferle, Finis Germania. Schnellroda: Antaios, 2017.

[15] Uma projeção histórica precisa - e portanto irrealista - do confronto histórico romano-cartaginês entre 264 a.C. e 146 d.C. (90 anos no total) torna tal cenário improvável: uma "última resistência" alemã deveria ter começado em 2001.

[16] Respectivamente, a parceria estratégica entre Brasil, Rússia, Índia, China e África do Sul, datando de 2009 (cf. n.8) e a Organização de Cooperação de Xangai, datando de 1996.

[17] Cf. http://www.pi-news.net/2018/06/umvolkung-die-wahren-gruende/ .

[18] Temas abordados, respectivamente, no livro "O Campo dos Santos" de Jean Raspail e no artigo "Os Mortos Vivos" de Alexander Wolfheze (https://www.geopolitica.ru/en/article/living-dead ).